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L'univers des jeux en flash sur le web a explosé ces deux dernières années. Si le principe en lui-même est vieux comme Internet, la qualité des jeux proposés a explosé. Plus de niveaux, plus de complexité, des graphismes de plus en plus soignés... Armor Games et Nitrome, pour ne citer qu'eux, se sont imposés comme des références du genre. Les plateformes communautaires rassemblant les jeux de nombreux éditeurs sont également en vogue, Kongregate en tête. La majorité des titres se jouent malheureusement tout seul. Si vous souhaitez changer un peu vos habitudes et revenir vers plus d'interactions, I'm in like with you vous propose de nombreux jeux flash multijoueurs.

Onze jeux sont proposés. On reste dans le classique, la dimension communautaire étant l'atout principal. Vous pouvez ainsi voir vos amis qui sont en ligne, vous créer un réseau sur le site et même prévenir vos contact Twitter et AIM en un clic de votre présence. Comme dans tout site du genre qui se respecte, Voici un petit tour d'horizon des jeux proposés :
Rien de révolutionnaire donc, mais de bons moments en perspectives quand vous souhaitez socialiser un peu le dimanche après-midi. A essayer !
Le site I'm in like with you
Les sites qui permettent de jouer avec votre portrait et vous mettre en scène dans des petites animations thématiques sont légion, et nous pensions avoir tout vu en la matière.
Celui-ci va pourtant vous faire réviser votre jugement : sur le web, le meilleur est toujours possible, et l’étonnemant qui va avec aussi. PhotoFace est un site qui pousse encore un peu plus loin le concept en vous proposant plusieurs fonctions dont le rendu est tout simplement incroyable.

Avec PhotoFace, vous pouvez choisir un portrait parmi la banque de données proposée, mais aussi et surtout télécharger le votre pour jouer avec, et là ça devient bluffant. Jugez plutôt : après un paramétrage très simple et rapide qui consiste à placer des repères sur les points importants de votre portrait, vous pouvez déformer celui-ci en tirant sur n’importe-quel point à l’aide de la souris, ce qui vous garantit déjà quelques minutes d’amusement.
Mais le plus étonnant se trouve dans les autres fonctions, prédéfinies, au rendu incroyable : à l’aide d’icônes et de tirettes, vous pouvez rendre le visage souriant, triste, mécontent, et jouer également sur l’âge et les mensurations du visage que vous tripatouillez. Et ce n’est pas tout : vous pouvez faire parler celui-ci de toutes les façons possibles, soit en enregistrant directement un message avec votre voix, soit par téléphone, soit en saisissant du texte, qui sera converti en audio via la technologie Text to Speech. Vous pouvez ensuite envoyer vos créations par email.
Dernier détail : le visage, et le regard suivent le pointeur de la souris quand vous le survolez, y compris en louchant si vous placez celle-ci entre les yeux, comme dans cet exemple.
PhotoFace est une création de Oddcast, déjà connu pour son service d’avatars parlants personnalisables SitePal, qui a trouvé ici un excellent moyen viral de faire la promotion de sa technologie.
Articles sur le même sujet :
Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 13/05/2009. |
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NVI et Turbulent présentent aujourd’hui le webcom live 2009.
À partir de 9h HNE, vous serez en mesure de suivre Christian Aubry et son équipe qui assureront une couverture de la 6e conférence internationale Webcom via la plate-forme de broadcast Ustream.TV.
Webcom réunit plusieurs conférenciers d’envergure internationale dont Marc Canter (BroadbandMechanics), Patrick Chanezon (Google), Allen Tom (Yahoo) et Clara Shih (Salesforce).
Pour celles et ceux ne pouvant se déplacer sur les lieux de la conférence, le Webcom Live offre l’opportunité de suivre le déroulement non pas des conférences mais plutôt d’entrevues avec la majorité de ces personnalités impliquées dans la construction du web de demain.
Si vous les avez manqué, je vous invite finalement à visionner les capsules tirées de la dernière édition du Webcom Live en novembre 2008.
Mise à jour: Tel que mentionné via son blogue, Christian Aubry expique que la diffusion live n’a pu être possible à cause de problème de réseaux. Ce sera alors que partie remise lors de la prochaine édition.
Post from: Go-referencement.org
Orange lance la première offre mobile en France destinée aux bénéficiaires du Revenu de Solidarité Active
La grosse actualité du jour concerne bien sûr l'adoption de la loi Hadopi. Elle a été votée hier après-midi aux alentours de 16h45. 557 députés étaient présents, 529 se sont exprimés : 296 pour et 233 contre. Sa mise en œuvre est prévue pour cet automne. Mais ce n'est pas totalement terminé, puisque le projet de loi doit encore passer par le Sénat puis revenir à l'Assemblée nationale avant de passer au Conseil constitutionnel si l'opposition le saisit... On devrait avoir droit à de nombreux billets sur le sujet dans les jours qui viennent. Heureusement, ce n'est pas le seul sujet traité par les blogueurs cette semaine. Voici les dernières nouvelles en date. Et au passage, bon troisième anniversaire au blog Spawnrider !
A une époque où les dinosaures du show-biz cherchent par tous les moyens à protéger leur petit pré carré, n’hésitant pas à rentrer en contradiction avec les engagements politiques qu’ils ont portés comme des étendards tout au long de leur carrière, une nouvelle génération d’artistes, née en même temps que le web ou en tout cas ayant grandi avec (comme ceux qui téléchargent), propose une vision différente de la diffusion de leurs productions.

C’est le cas de Domenico Curcio, ce jeune pianiste compositeur pétri de talent dont je vous ai déjà parlé, et dont les œuvres continuent à réjouir mes oreilles et mon cœur.
Domenico n’est pas un artiste comme les autres, et son approche est aussi nouvelle que passionnante : plutôt que d’adopter une démarche classique - à l’ancienne, devrait-on dire - qui consisterait à courir des maisons de disques exsangues dans l’espoir d’une signature toujours très hypothétique, il a pris son destin en main (il a de grandes mains, il est pianiste) et commencé à diffuser ses œuvres directement sur internet.
Bon, jusque-là, rien de très original, me direz-vous.
Certes, sauf que Domenico n’est pas tombé de la dernière pluie web, et qu’il maîtrise aussi bien la communication virale et la gestion de la réputation sur internet que les accords majeurs et les arpèges. Résultat : là où d’autres se contentent d’une vague page HTML de présentation ou d’un profil MySpace noyé parmi des millions d’autres, Domenico investit tranquillement et naturellement tous les canaux qui lui permettent de construire sa notoriété, brique par brique. Uniquement par le web, en vrai expert des médias sociaux.
Il a d’abord créé son site (avec Joomla), qui est une sorte de portail de son activité, regroupant blog, CV et d’autres rubriques. Puis il a commencé à diffuser ses musiques sous la forme de pastilles vidéo libres de droits sous licence Creative Commons.
Bien décidé à poursuivre sa démarche dans cette logique d’ouverture, il a ensuite créé une chaîne Youtube, puis un compte et un groupe Facebook, et enfin, l’inévitable profil Twitter, sur lequel il est particulièrement actif. Un artiste 3.0, quoi.
Bien sûr, tout cela ne rapporte pas grand chose pour le moment mais la notoriété arrive peu à peu et à mon avis nous ne sommes qu’au tout début du commencement de quelque-chose qui pourrait très vite devenir énorme. Attendez seulement un peu que grâce au buzz du web les grands médias commencent à se pencher sur la question… Comme le dit Loic Le Meur dans sa dernière vidéo, reprenant Seth Godin : il suffit que 1000 personnes de confiance soient fan de votre produit pour que ceci assure le début de son succès. Je suis convaincu que Domenico Curcio a déjà 1000 fans, et que la suite va arriver très vite. Ce garçon est un réseau social musical à lui tout seul
Domenico Curcio - The Sea. C’est superbe non ?
Et ce n’est pas sa dernière initiative qui nous contredira : utilisant au mieux les possibilités techniques offertes par le web de 2009, Domenico a lancé il y a quelques semaines les Live sur internet. A l’aide de sa webcam et du service de vidéo en direct Ustream, il joue ses créations en live pour les internautes, tout en tchatant avec eux entre les morceaux. L’émotion et la convivialité du concert dans une sorte d’intimité paradoxale que peut aussi procurer le web.
Après un premier concert diffusé le 14 avril dernier, deux nouveaux live sont programmés le 14 mai de 20h à 21h (demain !) et le 14 juin prochain, au cours desquels il fera une annonce importante, prouvant que le gars a de la suite dans les idées dans la construction de sa carrière…
Résumons : d’un côté un personnage talentueux et ouvert (qui n’hésite pas à inciter les internautes à reprendre, arranger, compléter, adapter ou remixer ses titres), de l’autre les outils web pour promouvoir son art de la meilleure façon qu’il soit possible de le faire en 2009. Soit le portrait d’un musicien moderne qui sait qu’il a son destin en main, et qui a compris que le web est un formidable allié dans sa promotion.
Un pied de nez à HADOPI en quelque sorte.
Articles sur le même sujet :
Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 13/05/2009. |
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Associer un blog avec un site de commerce électronique : pourquoi ?
Olivier nous présente sa plateforme de blogboutiques avec une petite démo. Comment se fait l'intégration des 2 fonctions ? Peut-on publier un billet dans le blog, associé à un produit ? Quels types de produits peut-on vendre sur 42stores ? (on y vend même des e-books, des cours d'oenologie, sans compter une foultitude de produits physiques...) Quid du paiement ? Quel est le business model de 42stores ?
Plus de 5.000 inscrits à aujourd'hui. De plus la plateforme propose des modèles tout fait (modèles dont on peut modifier le code), un programme de e-learning pour débutants dans le e-commerce (qui va jusqu'à l'apprentissage de l'art et la manière pour réaliser de belles photos des produits à vendre...), l'intégration de twitter, etc...
Et pour courronner le tout, Olivier organise le barcamp du commerce électronique en juin prochain à Paris (il attend plus de 200 personnes).
Prochaines fonctionnalités ? Une plateforme en marque blanche à destination des webagencies, des Chambres de Commerce...
Et une prochaine levée de fonds en préparation..
Pour contacter Olivier Martineau : olivier(arobase)42stores(point)com
Le site web de 42stores : ici
© Une production du Billautshow - the video for the rest of us -

La grande révolution de ces dernières années sur le web c’est bien sur la vidéo; mais parfois c’est un peu compliqué surtout pour les plus novices. Vidéos en streaming, vidéos à télécharger, formats différents, divx, torrents légaux, illégaux, charger des vidéos en ligne sur Youtube, sur son iPhone, VOD, DVD…bref des dizaines de fonctionnalités, de possibilités et de formats, à comprendre en permanence sans parler des évolutions et nouveautés qui débarquent régulièrement et rapidement.Voici donc Pump, un logiciel réalisé par Zslide, la société de Louis Choquel, dont nous avions parlé pour le lancement Podmailing et de Omega Tribes.
L’idée est simple (mais pas complètement nouvelle, Joost et Miro ont proposé des concepts similaires): réunir dans une application bureau tous les usages possibles et imaginables de la vidéo en ligne, Une librairie pour chercher directement des vidéos sur le net, les gérer, les convertir aux formats voulus et les transférer sur mobile ou sur iPod. Un iTunes de la vidéo en quelque sorte. L’interface ressemble d’ailleurs comme deux gouttes d’eau à celle d’iTunes. Une inspiration Mac mais sans version Mac pour l’instant.
“PUMP a pour ambition de permettre tous ces usages dans le même logiciel, et on en a déjà une grande partie ! On veut se consacrer au maximum à satisfaire les besoins des utilisateurs donc on ne perd pas de temps à réinventer la roue : souvent on intègre des technologies existantes grâce à leurs APIs, leurs composants “ActiveX” ou carrément en open source.”
Une première version avait été présentée en Décembre 2008 mais de nombreuses modifications ont été depuis apportées. J’ai pu tester le logiciel et je dois dire que c’est assez impressionnant tant les fonctionnalités sont nombreuses; il faut même passer un peu de temps, l’interface est riche et complexe. Déjà beaucoup de possibilités offertes et ce n’est pas tout puisque Pump compte se doter prochainement d’une dimension sociale, of Course:
* Intégration avec Facebook et d’autres réseaux sociaux
* Partage de vidéos publiquement sur des sites comme YouTube, Facebook
* Diffusion de vidéos originales, en pleine qualité sans restriction par BitTorrent et Mininova, en intégrant notre service d’hébergement VIPeers
* Partage de contenus privés entre amis fondé sur le système Podmailing
Et nous avons 1000 invitations. Il vous suffit de vous inscrire sur le site ici: http://pump.vipeers.com/ et d’utiliser le code spécial TechCrunch:
PUMP-TECHCRUNCH-1000
Voici la démo en vidéo:
PUMP Preview 2 - Full Screencast from Louis Choquel on Vimeo.
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Le projet de loi Création et Internet, initié à l’origine par Denis Olivennes, ancien directeur de Canal+ et de la FNAC, et actuel directeur du Nouvel Obs[1], a été adopté hier à l’Assemblée Nationale par les députés, à 296 voix contre 233.
Fait rarissime : 557 députés sur 577 étaient présents dans l’hémicycle, ce qui pourrait laisser penser qu’Internet est devenu un sujet majeur et un point d’affrontement idéologique et politique jusque dans les plus hautes institutions de la République. Non ?

Que va-t-il se passer maintenant ?
Le texte va passer devant le Sénat aujourd’hui, où il devrait être ratifié sans trop de difficultés pour être définitivement adopté, en vue d’une mise en application dès l’automne prochain. Etant donné le délai technique de mise en place des moyens de coupure d’accès à internet aux internautes contrevenants, les premières sanctions devraient être appliquées début 2010.
Sauf avis contraire du Conseil Constitutionnel, qui pourrait être saisi par l’opposition, et de la commission européenne, qui voit ce projet de sanctions sans recours préalable possible d’un mauvais œil.
Ce qui vous laisse en gros 6 bons mois pour faire le plein. Effet induit de cette loi à la con : les réseaux de téléchargement risquent de chauffer dans les jours qui viennent
Puisque chacun y va de son anecdote prouvant qu’HADOPI est non seulement stupide mais injuste, je vais vous livrer la mienne : comme je l’ai fait avec toutes les précédentes, je suis assidûment la saison 5 de Desperate Housewives diffusée actuellement sur Canal+, chaîne à laquelle je suis abonné de longue date. Ayant raté les deux épisodes de jeudi dernier pour cause de déplacement, je décide de les regarder ce week-end sur Canal+ à la demande, qui permet de rattraper les programmes que l’on a ratés. Problème : Canal+ à la demande est limité à 3 rediffusions par abonné, pour des raisons de droits de diffusion qui me dépasseront toujours. Autre problème, ma Freebox, dont le débit ADSL s’effondre régulièrement depuis quelques temps, rendant le visionnage de la TV de plus en plus chaotique, voire impossible, tant les écrans figés sont fréquents. Ceci malgré les réglages d’optimisation de débit que j’ai déjà effectués.
Vous avez deviné la suite : après 3 freeze et autant de reboots en cours de visionnage, nous avons épuisé notre crédit de Desperate Housewives, que nous ne pouvons donc plus regarder. Seule solution : trouver les épisodes sur internet, et les télécharger en peer to peer ou Torrent, afin de ne pas perdre le fil de la chronologie de la série.
Ce que j’ai fait hier soir, sans me poser de questions légalo-existentielles, car cette démarche est légitime : je paie 2 abonnements (Canal+ et Free) soit 60 euros par mois, qui, pour des raisons techniques incombant à ces fournisseurs, ne me permettent pas d’accéder pleinement à ce pourquoi je paie. Il est alors normal que j’aille chercher ailleurs mon dû, sans avoir à ouvrir mon porte-monnaie une nouvelle fois.Il est évidemment hors de question que j’attende la rediffusion de la série sur TF1 ou M6 (dans ce cas pourquoi payer un abonnement ?) ou pire, que j’aille acheter le coffret DVD dans 6 mois.
Pourtant, quand HADOPI sera appliquée, je recevrai certainement un joli courrier d’avertissement pour cet acte odieux de piratage…
Allez, avant que tout ce bordel ne soit réellement en place, je paie ma tournée : merci à Christophe Tison, vigneron du domaine Bérénas à Nebian, dans le Languedoc, qui suit la loi HADOPI, et qui a réfléchi depuis quelques temps déjà à la façon d’apporter sa contribution pour faire bouger les choses. Il a donc proposé à Jérémie Zimmermann de la Quadrature du Net de créer une Cuvée HADOPI en série limitée de 1000 bouteilles dont le prix de vente est fixé à 8 euros et dont l’intégralité des profits est reversée à la Quadrature.
Ces bouteilles sont en vente sur le site de son domaine : [boutique-berenas.com] mais aussi au caveau qu’il tient du mercredi au samedi de 17h à 21h au 46 rue saint-georges à Paris, dans le IXeme.
Un vigneron geek, elle est pas belle la vie ?
[1]3 institutions historiquement “de gauche”…
Articles sur le même sujet :
Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 13/05/2009. |
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Google a lancé hier soir une nouvelle fonctionnalité “Options de recherches” sur la page d’accueil (pas encore chez tout le monde) qui vous permettra de filtrer les recherches par types de résultats (vidéos, forums, reviews) ou en fonction du temps (récent, dans les 24 heures, la semaine dernière, l’année dernière); autre nouveauté: la possibilité de voir des recherches en rapport sous forme de roue (la “wonder wheel) ou sur sur une ligne de temps.
Durant la conférence Searchology hier Marissa Mayer affirmait vouloir apporter des réponses aux problèmes des recherches:
- Trouver l’information la plus récente
- Préciser le type exact de résultats que vous recherchez
- Savoir ce que vous recherchez
- Trouvez les mots clefs qui définissent le mieux votre recherche
Google fait d’autre part de la recherche en temps réel une priorité (OneRiot et Tweetmeme lancent leur nouvelles versions aujourd’hui). Google qui n’arrive pas encore à fournir les résultats les plus immédiats et a décidé de se consacrer corps et âmes à ce projet.
D’autre part Google a aussi présenté un nouveau projet: Google Squared, Ce projet encore en chantier dans les Google Labs consiste à présenter les données des résultats du web sous une forme plus soignée que les listes de résultats des recherches habituelles. Les présenter sous forme de tableau ordonné avec des cases pour les photos, les résultats textes, et toutes sortes d’infos sur un produit recherché. Sur la vidéo demo réalisée hier par Michael Arrington, on découvre une recherche sur un “roller coaster” (montagne russe) qui offre un tableau avec différents exemples et photos, puis des colonnes qui peuvent être insérées (comme sur un tableau Excel) avec la vitesse, la longueur, etc…
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Dénichée chez Geeks are Sexy, cette publicité fascinante et déroutante pour la nouvelle classe E Mercedes : Dreams Will Have To Wait (Les rêves devront attendre). Des rêves faits de trolls, de créatures de rêve et bien sûr de moutons.
Le message, quelque peu ésotérique et pas si évident à déchiffrer : quand tu roules en Mercos, tes rêves prennent la porte. En clair : les différents systèmes de sécurité et d’aide à vigilance du véhicule le rendent encore plus sûr en vous empêchant de vous endormir (donc de faire des rêves, capito ?).
Un message osé car à double-tranchant, qui pourrait laisser croire que ce sont le pragmatisme industriel et la rigueur germanique qui sont en fait les vrais briseurs de rêves.
Jacques Séguéla, sors de mon corps maintenant.
Articles sur le même sujet :
Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 12/05/2009. |
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4 juin 2009 - Paris
Jusqu'à présent, la transparence des marchés pour le consommateur lambda n'a jamais existé. Ce sont les marques et les fabricants qui "ont le pouvoir" puisque le consommateur ne sait pas grand chose sur l'offre globale de produits/services qui est proposée dans sa zone de chalandise ou sur Internet... A moins d'avoir beaucoup de temps pour faire des recherches, comparer, trouver le meilleur rapport qualité/prix.
Que
se passe-t-il si le consommateur à tout instant et quasiment en temps réel,
peut savoir où trouver le produit présentant le meilleur rapport qualité/prix
(que cela soit sur les sites marchands ou dans les magasins) ?
Et
si, à tout instant, il peut obtenir un meilleur service pour moins cher que
celui qu'il a déjà ?
Comment
peuvent réagir les distributeurs, les marques ?
Comment
les marques peuvent-elles appréhender leur e-réputation ?
L'AFRC vous
propose une journée riche en informations et en débats le 4 juin prochain, journée organisée et animée par Jean Michel Billaut, conseiller scientifique de l'AFRC.
9h30
– 10h00 : Accueil
10h00
- 11h00 : Présentation de « latransparencedesprix.com »,
nouveau service proposé par Workit.
Présentation par Bernard Euverte – Directeur Général Workit
11h00
– 12h00 : Présentation de « jechange.fr »,
site permettant de changer de fournisseurs de services (téléphone, assurances,
crédit, énergie..).
Présentation par Gael Duval – Directeur Général jechange.fr
12h00
- 13h30 : Cocktail
déjeunatoire (avec une surprise....)
13h30
- 14h30 : Présentation de Compario. Cette société a mis
en oeuvre une batterie d'outils permettant à un web marchand de vendre plus et
mieux. Une réponse à la transparence des marchés ?
Présentation par Pascal Podvin – Directeur Général Compario
14h30
– 15h30 : Présentation de Bolero, agence de « web
intelligence »... Comment une marque, un distributeur peuvent-ils faire
face à la transparence des marchés et appréhender leur e-réputation ?
Présentation par Caroline Faillez Diaz – Président Directeur Général Boléro
15h30
– 16h30 : Les « coups de
cœur » du Père Billaut – Présentation de startups prometteuses
dans différents domaines.
Pour vous inscrire : merci de contacter Annick Davignon à l'AFRC tel : 03 22 82 84 67 mail : adavignon(arobase)afrc(point)org. (le site web de l'Afrc est en réfection. Pas de possibilité de vous inscrire en ligne)
Votre contact : Annick Davignon
Microsoft s’est lancé dans une campagne de buzz autour du site ‘Office 2010: The Movie’ qui annonce la prochaine version de Microsoft Office. Cette nouvelle version d’Office se voudra sociale avec l’intégration de Twitter, Facebook et d’autres outils de communication directement dans Word. Cette campagne a ete lancée intensément sur Twitter via le compte@officethemovie
Microsoft annonce aussi que le mois de Juin sera important pour les amoureux de Zune avec le lancement d’un nouveau produit. Microsoft demande aux utilisateurs d’attendre avant d’acheter un iPhone ou un Palm Pre. En fait, on ne sait pas encore précisément s’il s’agira d’un nouveau Zune HD ou le lancement attendu d’un Zune Phone, un téléphone a écran tactile en partenariat avec Verizon. Cette annonce irait un peu à l’encontre de la politique actuelle de Microsoft qui consiste pour l’instant à pousser l’intégration de Windows Mobile sur le marché. Les rumeurs vont bon train; nous en saurons plus prochainement.
En attendant, voici le clip Teaser de Office 2010:
CrunchBase Information Microsoft Zune Information provided by CrunchBase "); } //OBEND:do_NOT_remove_this_comment //-->
Descriptif du poste recherché...
Assister la direction dans l’amélioration constante de sites Internet à très forte audience en recherchant et intégrant de nouvelles fonctionnalités innovantes
Participer à l’expansion internationale en adaptant le site principal aux particularités de chaque pays
Profil souhaité :
- Anglais courant
- Expérience internationale
- Bonne connaissance des technologies web
- Grand curiosité pour les innovations
- Capacité à réfléchir à des business models
- Aisance à bâtir des partenariats
- Capacité à diriger des équipes de développeurs, des sous-traitants et des partenaires
Si cela vous intéresse... me contacter : jmbillaut(arobase)yahoo(point)fr avec CV en piece jointe (ou URL adhoc dans linkedin ou autre)...
Les geeks ont le vent en poupe. Autrefois cantonnés aux rôles d'intellos gentils de service, ils représentent aujourd'hui un filon à exploiter pour les agences publicitaires. Mais pas seulement ! Le succès de séries comme Chuck (à voir absolument) ou The Big Bang Theory ont fini par asseoir leur crédibilité. Pas de doute, le geek c'est chic. Dernière démonstration en date de cette prise de pouvoir, cette publicité pour Intel mettant en scène Ajay Bhatt, co-inventeur de l'USB. Propulsé superstar, il ne peut pas se déplacer sans signer des autographes et se faire ovationner. Un concept original ! Pour la petite histoire, ce ne serait pas le vrai Ajay Bhatt qui tourne dans la publicité mais un acteur. çà ne gâche en rien cette publicité.
Via Shake studio (merci à Priscilla pour l'info)
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Article original écrit par Frédéric Cozic et publié sur webilus.com.
Le contenu de cet article est volontairement tronqué pour mettre fin à un trop grand nombre de sites Internet qui republient du contenu via le flux RSS mais sans en avoir l'autorisation.
Pour lire l'intégralité de l'article, cliquez-ici : vous pourrez également, et si vous le souhaitez, laisser un commentaire sur l'article.
© 2008 aysoon.com : Blog édité par la société Ligorus SARL.
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Facebook continue de maintenir sa position sur les groupes prônant le révisionniste que TechCrunch dénonçait hier. “Renier l’existence de l’holocauste n’est pas une violation des conditions générales du service” affirme le porte parole de Facebook, Barry Schnitt. D’un autre coté Facebook n’hésite pas à bannir des photos de femmes allaitant; de la pornographie et une pure violation de ces mêmes conditions du service…
C’est aussi avec surprise que nous avons découvert les affirmations de Ezra Callahan, directeur produit chez Facebook. Affirmations publiées dans un billet décrit par Randi Zuckerberg (porte parole de Facebook) comme un “billet extrêmement bien écrit et articulé, provenant d’un employé juif qui n’a pas peur de soutenir la politique et la décision de Facebook. ”
Voici ce que dit Ezra:
-“Facebook est dirigé par un juif éminent qui n’a pas le droit de montrer de préférences en condamnant des groupes qui attaquent les juifs.
-L’Holocauste n’est qu’une des nombreuses tragédies humaines; d’autres horreurs ont eu lieu récemment et méritent aussi attention”
Arguments on ne peut plus choquants. Mais je pense pas qu’il faille débattre spécifiquement sur ces arguments déplacés. Le problème n’est pas seulement que les révisionnistes mettent en cause l’horreur de l’Holocauste, c’est surtout que ces mêmes individus ont un but ultime: finir le travail et d’éliminer les juifs de la planète. C’est clair et net.
Un éléphant dans un magasin de porcelaine (Facebook) et il semble que les personnes qui ont rédigé les conditions générales de Facebook ne savent pas comment appréhender cette affaire. Les seins c’est interdit mais la haines des juifs c’est OK.
Nous entendons depuis quelque temps beaucoup trop de positions révisionnistes sur Internet et dans les médias. Et renait peu a peu également le fameux concept du complot juif qui dirigerait la terre toute entière. Ceux sont bien ces théories qui ont mené à l’holocauste.
Par ailleurs il me semble risqué d’essayer de discuter avec les révisionnistes, rentrer dans le débat c’est faire leur jeu et définir des limites improbables. Le révisionniste est une graine, une graine qui peut germer rapidement et générer une nouvelle shoah; le terreau semble bien fertile.

C’est aussi pour cela que des dizaines de pays qui ont pour habitude de soutenir la liberté de parole et d’expression, ont choisi depuis des années de condamner officiellement le révisionnisme et les personnes qui le défendent publiquement. Et ce n’est pas ce qui manque; de personnes de tout bord et même intelligentes n’hésitent pas à faire véhiculer les idées monstrueuses du révisionnisme. Et le danger existe sur Facebook ou de telles idées peuvent se diffuser très rapidement.Il suffit déjà de voir les premiers commentaires sur ces groupes.
Fecbook a le droit de se lever et de refuser que cela se passe dans son jardin. Le révisionnisme est un discours de haine; il ne s’agit pas d’un simple débat un peu houleux. C’est le diable même. Facebook se doit de combattre de tels phénomènes, Se révolter contre la haine raciale et religieuse…même si les conditions générales le permettent. Ok c’est pas du Porno; c’est pire, c’est L’holocauste, et c’est bien arrivé.
Note d’Alain: Michael nous emmène sur un terrain bien douloureux et difficile. Mais je trouve son analyse admirable face à une attitude complètement déplacée de la direction de Facebook. Il est assez inadmissible de penser que Facebook, la plateforme que nous utilisons tous les jours, laisse agir de tels groupes. Ce billet suscitera des réactions animées (plus que Twitter encore, je présume). Cela ne doit pas nous empêcher de converser dans le respect et sans dépasser les limites. Je compte sur vous.

J’ai annoncé il y a un an que je devenais blogueur à plein temps, ou blogueur professionnel si vous préférez (même si je ne suis pas fan de cette terminologie, qui reste à définir, ce que je ferai dans un prochain billet).
Ce qui signifie en substance que Presse-citron, et dans une moindre mesure, mes autres sites, occupent la majeure partie de mon temps de travail (et de cerveau disponible) et sont censés représenter également - directement ou indirectement - la majeure partie de mes revenus. C’est effectivement le cas depuis maintenant quelques mois.

Avant de revenir sur ces notions dans de prochains billets, je vous propose que nous nous penchions un peu sur les coûts de fonctionnement générés par un blog comme Presse-citron. La légende veut qu’un blog ne coûte rien, ce qui - à part les éventuels frais de développement liés au design et la mise en place - est certainement vrai dans la plupart des cas.
Ce n’est en revanche plus vrai dès qu’un blog, comme n’importe-quel autre site web, commence à atteindre une certaine audience : arrivent alors les frais de serveur dédié, incontournables à partir d’un certain seuil de fréquentation, et les éventuels frais liés aux petits travaux de maintenance du blog, à fortiori si l’auteur n’a aucune compétence technique d’infogérance, voire même de HTML.
Cela étant, le ratio coûts/espérance de gains reste très largement favorable, et c’est aussi ce qui contribue à la magie du web, où chacun a encore (et espérons que cela dure…) sa chance.
S’agissant de Presse-citron, mais je pense que ceci peut aussi s’appliquer à d’autres blogs “professionnels” comme Al-Kanz, NowhereElse ou encore le Journal du Geek, les coûts de fonctionnement suivent une courbe presque parallèle à celles de la fréquentation, de la notoriété et du chiffre d’affaire.
Mais quels sont ces fameux coûts ? Pas la peine de chercher bien loin : ce sont les mêmes que ceux qu’ont à assumer n’importe-quelle entreprise, et pas seulement ceux liés uniquement au web (serveur) comme on pourrait le penser. Ainsi, si vous envisagez de vivre de votre blog, ou de activité web en rentabilisant vos sites, et en supposant que vous fassiez les choses dans les règles, en créant une société ou en vous installant avec le statut d’auto-entrepreneur, bref en déclarant votre activté officillement, vous n’échapperez pas à certaines dépenses incompressibles comme :
Le dernier bilan de ma société, et le premier à faire analyser les revenus et coûts d’une activité presque exclusivement liée au blog (il me restait encore quelques autres affaires à solder), est éloquent : bloguer “pro” coûte de l’argent.
Sans dévoiler un soporifique bilan analytique, voici les principaux postes de dépenses de Presse-citron, leur pourcentage par rapport au total, et, si nécessaire, les explications en regard de certaines d’entre elles.
Dans le cas de Presse-citron, toutes ces dépenses additionnées représentent près de 25% du Chiffre d’Affaires net, soit plusieurs milliers d’euros par an, et je peux vous dire que je suis plutôt économe et très regardant sur les frais.
Ce bilan ne tient pas compte des coûts liés à la vie du blog, qui ne sont pas annualisés mais qui reviennent avec une fréquence bi-annuelle comme par exemple :
L’ensemble de ces prestations représente environ 3000 euros tous les deux ans, soit une charge supplémentaire de 1500 euros qui serait à ajouter à chaque bilan.
Maintenant, il faudrait comparer ce bilan avec celui d’une entreprise de même taille sur une activité de services différente afin de voir si le poste de charges est équivalent. Je ne le pense pas, car vivre de ses sites web reste malgré tout cela une activité peu coûteuse.
Dans un prochain billet je tenterai de définir ce qu’est exactement un “blog professionnel”. Et que ceci ne vous décourage pas de vous lancer dans l’aventure si vous avez décidé d’essayer de vivre de votre site web !
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Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 12/05/2009. |
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On connaissait déjà les jeux de géographie où le but est de localiser au plus vite la ville ou le pays proposé. Dans le genre, FreePoverty et Jeux géographiques ont connu un joli succès. Eurogame, développé par l'agence de traduction Lingo24, offre une variante originale. Le but dans ce jeu est d'identifier les pays grâce à l'extension de leurs noms de domaine et à leur forme. Certains sont simples à placer, d'autres beaucoup moins... Quid des pays de l'Est par exemple ? Si les .by, .ua, .mt et autres .ba n'ont plus de secret pour vous, n'hésitez pas à tenter votre chance ! Si ce n'est pas le cas, ce jeu pourra être très instructif. Bonne chance !
Avec l’émergence de Twitter et du micro-blogging sont rapidement apparus des usages dérivés, qui consistent à raconter vite fait des petits morceaux d’existence en les explosant dans des sites de publication immédiate et facilitée ouverts à tous.
Soit, après l’explosion des Digg-like, l’invasion des Vie de merde-like.

Vie de merde, ce concept génial et déjà maintes fois copié, reproduit, imité (mais jamais égalé), ce qui est la marque des grandes inventions. Un site dont ont peut se demander s’il aurait existé sans l’émergence juste avant d’un Twitter, dont il est finalement l’un des enfants illégitimes les plus réussis.
Car, tant qu’à raconter au fil de l’eau les petites choses de son quotidien, autant saupoudrer le tout d’une pointe d’humour et d’auto-dérision. Et tant pis si les situations décrites ne sont pas toujours réelles : si la légende est plus belle que la réalité, imprimez la légende[1].
Une tendance en conformité avec l’époque : un brin d’exhibitionnisme, une boulimie d’information, un besoin de créer du réseau, une pointe de revendication, un pied de nez aux discours officiels et aux médias traditionnels, et le frisson toujours renouvelé de voir ses écrits publiés en temps réel dans un bout de média personnel que l’on s’approprie, sans filtre. Le fameux petit moment warholien de gloriole personnelle.
De nombreux sites ont donc emboîté le pas de Vie de merde, avec plus ou moins de bonheur et, pour certains, un soupçon d’opportunisme, ce qui bien sûr comme dans tous les cas de réplique d’un concept, donne le meilleur et le pire. Certains n’ont d’ailleurs fait qu’une brève apparition et ont disparu comme ils sont venus.
Voici ma sélection des 7 meilleurs concepts dérivés de Vie de merde.
1. Vie de môme
Le plus récent mais aussi l’un des plus rigolos, monté sur un coup de tête avec WordPress par l’ami François de Hellotipi, Vie de môme compile les réflexions des enfants, ces petits mots que seuls les mioches peuvent imaginer, généralement au moment où vous vous y attendez le moins. Un filon évidemment inépuisable. Et souvenez-vous : “Les moulins, ça sert à faire le vent”. Michèle, 7 ans.
2. Quand j’étais petit
Un peu dans la même veine que le précédent, mais avec entretemps le passage à l’âge adulte et aux réalités moins poétiques de la vraie vie, Quand j’étais petit permet de décrire ce que l’on voulait faire quand on était enfant, et ce qu’on est devenu adulte. “Quand j’étais petit, je voulais devenir GRAND mais je suis devenu GROS…”. Cherchez l’erreur.
3. Choix mortel
Alors celui-ci il est terrible puisqu’il permet d’exprimer des choix à faire entre deux situations absurdes et souvent irréalisables. Le choix cornélien version web, bête et sadique comme on les aime. “Tu préfères que tes deux bras disparaîssent pendant 2 ans ou qu’un seul de tes bras disparaîsse pendant 5 ans ?” Vas-y, démerde-toi avec ça et réfléchis bien.
4. Job de merde
Mettons de côté le titre pompé sur le modèle original (ok, Vie de môme aussi, mais c’est plus subtil) et le design inexistant du site pour nous focaliser sur les petites histoires croustillantes que chacun connaîtra un jour dans son job. Ca sent lé vécu, presque plus que sur les autres. “Aujourd’hui mon boss m’a dit que comme je n’avais pas de famille je n’avais pas besoin d’argent”. Logique implacable.
5. Voisins de merde
Même remarque que le précédent pour le nom mais il faudra s’y faire. Le design est en revanche très réussi. La lecture des anecdotes de voisinage sur ce site fait hésiter entre franche rigolade et effroi. Du Julien Courbet dans le texte. “C’est très très simple, j’entends mon voisin péter. Je sais à quelle heure il se réveille (6h20) puisque c’est la première chose qu’il fait”. Un site que les services de la DASSS devraient suivre de près.
6. Questions à la con
Probablement l’un de mes favoris, QALC est un déroulé permanent de questions aussi existentielles que “Si je dors et que je rêve que je dors, faut-il que je me réveille deux fois ?” ou encore “comment ont-ils fait pour calculer l’esperance de vie d’un individu sur une autoroute?”. Plusieurs sourires par page, et quelques fou-rires face à l’inventivité humoristique de certaines questions.
7. Dans ton chat (ex-Bashfr.org)
Bien sûr nous ne pouvons clore cette revue de détail sans évoquer le parrain de tous ces sites, celui par lequel finalement tout a commencé : Bash.org et son pendant francophone Bashfr.org, devenu depuis Danstonchat.com. Culte chez les geeks, DTC est un site qui recense les extraits de conversation les plus drôles, tirés des conversations des internautes sur l’IRC (ancêtre des tchats pour les premiers internautes). Là il y a de la matière croyez-moi. “<Moa2020> je viens de voir San Antonio <Moa2020> je dirais plus jamais de mal de Taxi.” Mine de rien les geeks sont peut-être les gens les plus drôles de la planète.
Il existe de nombreux autres sites dans la même lignée, comme Gros râteau ou encore Zehonte, qui sont des sortes de VDM de niche, mais la plupart ne présente pas un grand intérêt. Sauf si vous en connaissez un qui vaut vraiment le détour…
[1]Dans “L’homme qui tua Liberty Valence” de John Ford.
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Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 12/05/2009. |
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Sur l’internet, le régime de la pertinence remplace l’ancien royaume de la vérité“Internet : nouvel espace démocratique ?” Caroline Broué, animatrice de Questions d’époque et de Place de la Toile, qui consacrait d’ailleurs sa dernière émission à ce sujet, trouve important qu’on pose cette question dans un colloque comme celui organisé par la République des Idées à Grenoble. “C’est dire qu’internet prend une place importante dans la société”, constate-t-elle.
Souvent, on pose les débats de façon dichotomique avec l’internet. L’internet comme nouvel espace démocratique est une question qui amène toujours beaucoup d’interrogations. Internet est-il une menace pour la démocratie ou un laboratoire de la participation ? Internet est-il un levier vers la balkanisation de l’opinion publique ou un ferment de nouvelles pratiques délibératives ? Tel est l’enjeu de cette table ronde du Forum de la République des Idées. “Le sujet n’est pas d’aborder la question de façon politique”, explique l’animatrice : “on ne veut pas savoir si l’internet change la pratique démocratique, mais si “l’espace” qu’est internet permet le débat démocratique”. Internet est-il un lieu d’échange et d’élaboration ? Est-il une place plus démocratique et égalitaire, une agora planétaire ? Est-il un moyen d’action pour influer les décisions collectives ? Est-il une chance ou une menace pour la démocratie ?
Un débat qui réunissait Patrice Flichy, directeur de la revue Réseaux et professeur de sociologie à l’université Paris-Est et responsable du Laboratoire Techniques, Territoires et Sociétés du CNRS ; Dominique Cardon, qui a coordonné le dernier numéro de Réseaux sur le web 2.0, sociologue à France Télécom ; et Daniel Bougnoux, philosophe, professeur à l’université Stendhal à Grenoble, rédacteur en chef de la revue de médiologie Medium, qui s’intéresse à La crise de la représentation.
“Quoique médiologue, je suis assez profane en matière d’internet”, prévient Daniel Bougnoux. Néanmoins, il estime que savoir penser le passage de la graphosphère (l’ordre du livre) à la numérosphère (ce qui vient par le numérique) est un glissement de civilisation radical. Internet est un sujet de passion, rappelle-t-il en évoquant “La bibliothèque de Babel” de Borges, cette nouvelle du recueil Fictions publié en 1941 évoque le savoir comme un labyrinthe que nul ne peut parcourir de façon savante, qui conduit ceux qui le parcourent entre bonheur extravagant et dépression excessive.
Si au fil des siècles, la graphosphère a favorisé la représentation, avec l’internet on n’est plus dans la représentation. On y trouve des formes de présence et de représentation qui font qu’on n’est plus non plus dans la démocratie représentative. La démocratie se définit par un nuage de mots clefs, évoque-t-il pour en dresser rapidement le portrait : un régime en perpétuelle réinvention, la représentation comme scène, l’autonomie et le nivellement des conditions… Mais si on fait la représentation le coeur de la démocratie, alors comme le dit Rosanvallon, la représentation démocratique est toujours censitaire, car il y a moins de représentants que de représentés. Face à une représentation défavoritaire, avec des publics invisibles, l’internet est une première correction. Dans La contre-démocratie, Rosanvallon dit lui-même qu’internet permet de corriger les défauts censitaires de la démocratie représentative. Ainsi, sur l’internet, les ONG peuvent protester, surveiller, assurer une veille critique et civique pour corriger les trous noirs des médias qui cartographient le monde de manière lacunaire et imparfaite.
L’internet nous fait aussi glisser vers des régimes de présence par le nivellement des conditions et par le fait que les récepteurs deviennent aussi des émetteurs. Sur l’internet, tout profane est invité à manifester son expertise. Face aux hiérarchies des ordres anciens, qui distinguaient auteurs et lecteurs, experts et profanes… Internet ouvre une relative égalisation. Il y a une intelligence du réseau en tant que réseau, car être intelligent, c’est faire des liens. “L’intelligence du réseau, c’est une intelligence à la fois collective et connective”, rappelle le philosophe. C’est la force de l’ordre qui monte face au livre et à la graphoshère : on chemine de manière plus horizontale qu’avant et on y trouve un pari sur la confiance en l’expertise de chacun. Avec la plus grande capillarité qu’offre le réseau, on augmente les chances de partage, de branchement, de connexion. “Le partage est d’ailleurs le maître mot de la démocratie comme de la toile”, constate-t-il.
Mais, l’internet n’est pas un autre monde qui nous exempt du vandalisme et des contraintes du monde d’avant. Il hérite de tous les défauts et violences du monde réel. Ce n’est pas une ile d’utopie à l’abri du monde social, au contraire : l’internet est perfusé par le monde social. Alors y’a-t-il des risques d’autisme sur l’internet, en favorisant cette tendance à nous porter toujours vers nos pairs, nos semblables ?
Le net est à la fois une fenêtre sur le monde des autres et un miroir sur ses semblables pour capitaliser et conforter ses propres opinions… Mais il est difficile de publier sur l’internet sans rencontrer une opposition ou une contradiction. Cet espace peut favoriser “l’homophilie” (c’est-à-dire l’attrait des personnes du même genre, du même type que soit faut-il entendre, NDE), mais il favorise aussi la confrontation. “C’est un espace d’émulation, d’ouverture… Plus que de fermeture.”
Sans compter qu’internet ne fait pas mieux que ce qui existait déjà, rappelle Daniel Bougnoux. Le média n’est pas transparent par rapport au contenu, n’est pas neutre. Internet est un médium avant d’être un média, c’est un environnement qui façonne profondément les catégories de l’ancien système médiatique. “Bien sûr, du point de vue de l’ancienne sphère, l’internet est un désastre : sur le réseau, il n’y a plus d’oeuvres contrairement au monde du livre publié ; sur le réseau, il n’y a plus d’autorité… Bien sûr, pour l’ancienne sphère dont les catégories ont tendance à être “fixistes”, l’internet n’est que vandalisme…” Il faudrait mener une critique de la raison numérique, s’amuse le philosphose, “mais avec l’internet, par les nouveaux formats qu’il génère, par les nouveaux rythmes que ce médium induit, toutes les catégories de pensées sont modifiées” : les représentations, le rôle des personnes… Alors que le média nous tire vers la représentation, le médium nous amène vers la présence. Il y a une logique créative dans ce nouvel espace et ces nouveaux outils.
Il nous faut comprendre comment le régime de la pertinence (c’est-à-dire ce qui est pour moi, ce qui s’inscrit dans mon contexte) remplace l’ancien royaume de la vérité. La coopération vient par les gens qui veulent traiter le réseau comme la valeur. Il y a des codes, des normes, des lois, qui émergent du fonctionnement même de l’outil. Il émerge une coopération constructive, positive. Ce n’est pas une culture de contenu qui nait : avec l’internet on apprend d’abord à être des bidouilleurs des anciens médias. En bidouillant nos propres images sur Photoshop, on acquiert une expertise technique qui fait de nous des individus moins “suggestionnables”, moins influençables…
La question des procédures est importantePour ses pères fondateurs, l’internet s’opposait de façon définitive et profonde aux médias qu’ils connaissaient jusqu’alors, rappelle Patrice Flichy qui a analysé dans un livre éponyme L’imaginaire de l’internet justement. Dans leurs visions, on peut voir également combien il y a une croyance forte dans le fait qu’internet allait permettre d’inscrire ces prises de parole dans un débat. Il y a quelques années, Al Gore annonçait avec le net l’arrivée d’un nouvel âge athénien de la démocratie… “Mais y sommes-nous vraiment ? Y’a-t-il une libre expression généralisée sur l’internet ? S’y construit-il une nouvelle opinion publique ?”, se demande le sociologue.
Incontestablement, avec l’internet, on accède à la parole publique des individus et d’organisations qui avaient du mal à accéder aux médias traditionnels : petits partis, organisations citoyennes, individus via leurs blogs… Mais ne va-t-on pas vers un morcellement de la parole, vers des “monologues interactifs” ? C’est une critique discutable, estime Patrice Flichy, car à cet éventuel morcellement ne correspond pas un morcellement de l’audience. L’audience d’internet se concentre sur quelques grands sites, une audience qui est renforcée par des mécanismes propres a l’internet comme le référencement qui classe les sites en fonction du nombre de liens qu’ils reçoivent (cette fameuse “googlarchie”). “Y’a-t-il une homophilie ? Ne s’adresse-t-on qu’à ses pairs, qu’à ceux qui ont la même opinion que soit ?” Certainement, suggère le sociologue, mais cette “homophilie” n’est pas qu’une spécialité de l’internet. Avec qui parle-t-on de politique si ce n’est avec ses proches, ses collègues de bureaux, des gens qui à 80 % ont la même opinion politique que vous…
“Comment s’organisent les interactions autour de cette expression électronique ? Internet est-il un processus qui permet de construire de l’intelligence collective ?” La réponse est plus difficile, explique Patrice Flichy. Internet reprend une tradition qui existe dans les médias, celle du hit-parade, de la mesure d’audience… Il y a là l’idée qu’internet serait le lieu d’un référendum permanent. Il y a aussi l’idée qu’on peut facilement passer d’un site à l’autre, et que notre souris, notre surf nous permet de voter, selon les sites que l’on fréquente. Internet devient un “agrégateur des intérêts individuels”. “Mais c’est là une tendance dangereuse que de considérer que le débat public est une sorte de marché, que l’activité politique fonctionne comme le marché, qu’on peut passer d’un produit à un autre. Derrière cette logique de comptage permanent se dessine l’abandon du débat délibératif”, souligne le professeur. Or, il n’y a pas de débat délibératif si à tout moment je clique, si je ne me confronte pas aux autres. Il y a un risque de conformité, comme l’illustre par exemple MyMajorCompany… Sur ce site, on associe les internautes au choix de la musique que, moyennant participation, ils vont produire… Mais au final, ces choix sont très conventionnels, très mainstream, estime le sociologue. “Le processus démocratique permet-il d’ouvrir le choix ?”… Si la question reste ouverte, visiblement Patrice Flichy exprime des doutes.
Certes, il y a des lieux de débats importants sur l’internet. Dans ces espaces, la question des procédures, des règles, est importante : il faut des procédures précises, comme l’illustre le fonctionnement de Wikipédia. Quand les partis politiques essayent d’intégrer l’internet dans leur campagne, comme l’a fait le site de Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle de 1998, Désirs d’avenir, la prise de parole peut être importante. Mais Désirs d’avenir n’a pas réussi à se combiner avec un programme qui était déjà tout établi… Il y avait manifestement un problème de procédure, s’amuse le professeur. Avec la campagne Obama, il y a eu une intégration plus grande de l’activité des internautes, mais avec un réel cadrage sur ce qu’ils pouvaient faire et ne pas faire.
Internet est incontestablement un lieu qui permet l’expression d’opinions hétérodoxes venant d’un certain nombre de regroupements de citoyens, conclut le professeur avec plus d’optimisme que la tribune qu’il livrait en préfiguration de ces Rencontres dans Le Monde. Il permet d’établir un travail de surveillance et de confrontation qui est au coeur de la démocratie, et qu’on ne trouve pas toujours dans le débat politique classique.
6 propriétés de la forme politique d’internet“L’internet présente assurément une forme politique particulière, mais quelle est-elle ?”, s’interroge Dominique Cardon, sociologue au laboratoire des usages d’Orange. Si l’on met de côté ce qu’est l’internet ou le déterminisme technologique, il faudrait construire une argumentation prenant en compte la pluralité des usages de l’internet… Mais le propos de Dominique Cardon se veut moins ambitieux et cherche juste à dessiner six petites leçons comme il dit, six propriétés d’une forme politique de l’internet, présente dans son ADN même, dans ce qui la constitue. “Car les pionniers ont enfermé dans la technologie des manières d’innover et de coopérer qui ont influencé des usages et des représentations propres à l’internet et que l’on retrouve, persistantes, dans les usages et les formes les plus contemporaines du réseau.”
On est à un moment charnière, explique encore Dominique Cardon, car ce modèle de l’internet était ouvert, démocratique et élitiste. Des hommes blancs très cultivés ont inventé l’internet. Mais arrive une génération d’utilisateur plus jeune, culturellement moins développé, d’origines sociales différentes des fondateurs… Ils font ce que font leurs ainés. De manière très impudique, ils se dévoilent, manipulent des objets culturels plus standards… Le premier modèle politique de l’internet, qu’on a beaucoup rêvé, se trouve en difficulté face à l’arrivée de ces nouveaux publics et des nouvelles formes culturelles qu’ils apportent avec eux. Face à cela, on a le choix entre valoriser les formes de remixage culturelles qu’ils amènent avec eux, ou critiquer le narcissisme de ces nouveaux arrivants. Ces propriétés d’une forme politique de l’internet, résisteront-elles au changement que connaît l’internet actuellement, à la massification des usages qui se déroule sous nos yeux et qui fait venir en masse de nouveaux usagers sur le réseau ? Rien n’est moins sûr, semble penser le sociologue.
“Il faut s’attendre à prendre très au sérieux le maintien de la forme autoorganisée de l’internet, tout en étant prêt à partager le sensible avec ces nouvelles formes, où, malgré tout, il y a aussi des formes de conversations, d’appropriation des contenus culturels… Car le plus important finalement dans le modèle de la conversation démocratique de l’internet, c’est qu’on se laisse à la fois redéfinir par les autres tout en entrant en interaction avec eux. Les autres vont nous aider à découvrir des éléments de nous-mêmes, à être curieux… C’est la vocation communicationnelle de l’internet…” Mais est-on dans une situation de confrontation d’individus - qui ne font que reproduire des structures de goûts qui sont celles de leurs conditionnements par les médias et industries culturelles - ou y’a-t-il des espoirs de reconfiguration ?
Le risque du tracage et de la surveillancePour Daniel Bougnoux, l’internet offre de merveilleuses facilités de traçage et de surveillance, positives dans le cas de Wikipédia, car inscrit dans l’objectif d’un bien commun, mais ce n’est pas toujours le cas. Nous accumulons une ombre numérique qui nous suit et qui peut nous terrasser. En Tunisie, internet est à la fois un espace d’accès à des informations interdites et, pour le pouvoir, un merveilleux moyen de traçage. Internet est un outil ambivalent, mais c’est le cas de tous les outils.
Pour Dominique Cardon, la logique vertueuse de ce qui agrège les liens (évaluation de la qualité le plus souvent) est en train de se transformer avec le développement de procédés viraux qui pourraient eux, renfermer une tendance populiste… Mais en même temps, c’est un propos qu’on entend depuis le début de l’internet sans qu’il ne se réalise. C’est peut-être une critique récurrente, mais sans fondement…, suggère-t-il.
Sur la surveillance, la question est complexe, reconnait le sociologue : il est nécessaire d’enlever la question de la surveillance institutionnelle, qu’il faut réguler autant que faire se peut bien sûr. Mais le nouvel enjeu, c’est la surveillance interpersonnelle : avec les sites sociaux notamment, on rend publics des éléments d’information de soi qui n’étaient pas publics… Or, pour Dominique Cardon, il faut éviter qu’internet devienne un espace public comme les autres : il faut pouvoir garder des zones d’ombres, que tout ne soit pas visible, accessible. Si tout devient trouvable, cela risque de poser des questions centrales. On constate que les identités numériques sont des constructions très stratégiques et calculées, comme le soulignait l’enquête SocioGeek. Mais, il n’y a pas vraiment de “données personnelles exactes”, contrairement à ce que l’on croit souvent. Nos identités numériques sont une théâtralisation de soi, avec lesquels nous faisons des signaux vers les autres. L’intimité, la vraie, n’est pas rendue publique dans ces conversations et ces échanges identitaires.
Peut-on fonder la démocratie sur l’internet sur l’anonymat et le pseudonymat ?Pour Patrice Flichy, l’internet est né sur le modèle de l’anonymat et on se construit des pseudonymes qui nous représentent (parfois avec plusieurs identités). Dans la démocratie, le vote est anonyme, mais la structure qui permet de le valider ne l’est pas. Or sur l’internet, tout est manipulable, on peut avoir plusieurs identités dans un même débat, on peut modifier les audiences… Les gens apprennent à construire leurs identités car ils savent qu’on peut les regarder. La psychologue Sherry Turkle parle d’ailleurs “d’identités floues”, en montrant la difficulté de l’élaboration du compromis sur l’internet, car nous ne sommes présents en ligne qu’avec une petite partie de notre identité. Les compromis sont plus faciles dans la vie réelle que sur l’internet où l’on trouve de nombreuses “guerres d’injures”. Dit autrement, il est plus facile d’écrire que mon voisin est un con que lui dire dans les yeux.
“Il faut peut-être se garder de l’idée de révolution qui hante certains dans cette salle”, explique Daniel Bougnoux. “Soyons sensibles aux évolutions !” Internet nous change ! Il apporte des constructions : c’est un médium qui nous pétrit en permanence, avec qui on a des relations. La démocratie est l’espace de la raison divisée et les réseaux rationnels sont certainement une façon de les reconstruire.
Oui, l’avenir de l’internet se joue autour des individus, conclut Dominique Cardon : l’internet a développé la vigilance critique dans nos sociétés. “Et face aux questions et métriques que produisent nos pratiques sur l’internet, l’autorégulation et la critique constructive des internautes eux-mêmes seront peut-être les réponses les plus intéressantes à écouter”.
Hubert Guillaud
République des idées
Vous ne connaissez pas Gamer ? C'est le prochain film de science-fiction qui combine MMORG et réalité augmentée.
Samsung Platine from philippe on Vimeo.

Il y a de cela maintenant un an, le réseau social Facebook a lancé son propre chat,et même si le service a réussi à conquérir la plupart des membres et même faire oublier MSN pour certains (dont moi), une autre bonne partie des membres ne l’utilisent pas pour différentes raisons (intrusivité, privacy,…). Avec la nouvelle fonctionnalité qui introduit les “Liste d’amis” au sein de FbChat, il se peut que cela les fasse justement changer d’avis.
Il est désormais possible de créer et éditer des listes d’amis directement depuis la barre de chat mais également et surtout de contrôler qui de vos contacts (parmi vos listes) peut vous voir en ligne (utile pour ceux qui ne désirent pas que leur collègues les voient entrain de chatter au boulot mais être uniquement visibles à leurs amis proches/famille…).

Cette fonctionnalité débarque également avec 2 onglets qui permettent de naviguer entre les listes d’amis (pour éditer et afficher des listes spécifiques) et “options” au sein duquel vous pouvez changer vos paramètres Fbchat.
Créé en 2008 et officiellement lancé en Mars 2009, MyBestAddressBook est un site communautaire qui rassemble et propose à ses membres de partager leurs bons plans et adresses incontournables.
Rassemblant déjà une communauté de +20.000 membres, il est possible d’accéder à plus de 10.000 adresses internationales et profiter ainsi des “meilleurs bons plans et lieux incontournables” à travers le monde.
Le site propose 3 entrées: Un magazine éditorialisé par la rédaction (sur les destinations, lieux et activités les plus tendances du moment), un moteur de recherche (qui permet d’accéder rapidement toutes les meilleures adresses des membres) et un espace communautaire permettant aux membres de gérer leurs informations et bonnes adresses et échanger avec leurs contacts.
La différence avec un Qype se situe principalement dans le coté sélectif des adresses mais également dans l’approche éditoriale/magazine, il s’agit en quelque sorte d’un positionnement à mi-chemin entre un Qype et un ASW.

Et si Internet s'arrêtait ? C'est le thème de cette Web-série qui compte déjà 12 épisodes et qui propose d'imaginer ce que serait le monde sans Internet... épisode 1 :
Un petit air de "on arrête tout et on réfléchit ?" du siècle dernier ?
Avec un peu de retard, je vous propose de retrouver le classement mensuel des blogs les plus visités de notre plateforme de blogs emploi. Un peu de mouvement à signaler ce mois-ci, avec la montée de plusieurs blogs actifs. Pour rappel, il ne faut pas confondre quantité et qualité. Être assidu vous permettra de faire grimper votre audience, mais c'est la qualité de vos retours qui vouys permettra d'avoir des retours des lecteurs et de les fidéliser. De même, n'oubliez pas de centrer votre blog sur votre secteur d'activité et sur vos compétences ! Bonne découverte.
1 - Chercheur... d'emploi ?
2 - Formateur-Consultant
3 - Et pourquoi pas
4 - Conseils horticoles
5 - Fleuriste ETC
6 - Recruteur et candidats
7 - CONSEILLERE / CONSULTANTE mobilite profesionnelle : recrutement, bilan de compétences, VAE
8 - Ressources humaines
9 - Blog Job & Com
10 - De secrétaire militaire à secrétaire comptable
11 - Télé d'antan & Outils d'aujourd'hui
12 - Nadine, assistante dynamique
13 - & Esperluette &
14 - Touline, messager vers la Bretagne
15 - Carole, multimédia, de Paris à Nantes
16 - Drôle d'emploi
17 - Jessyca Farrugia --------- Le monde merveilleux de la pub
18 - Juridicament votre
19 - Kevin Ros / Master 2 Commerce International
20 - Ingénieur en génie industriel
21 - Fleuriste, les jolies fleurs
22 - Assistante en marche
23 - Ingénieur Bioinformaticienne
24 - G. Macqueron, durablement
25 - Le management par le coaching
26 - Passion libraire
27 - Buy my brain
28 - Christian Diez
29 - Towanda !
30 - Le blog Teamlog
31 - Le Job du 6e sens : Assistante & Traductrice
32 - Radio JD
33 - JF ch W Communication / RH
34 - Nataly et sa recherche du 1er emploi
35 - Claude Baratay
36 - Bertrand Arquilliere : Systèmes, réseaux et sécurité
37 - Au fil de la vie, s'in-former pour s'enrichir
38 - Marie... Curieuse !
39 - Votre assistante de direction
40 - Secrétitude RH
41 - Du respect des personnes et des engagements
42 - Dominique Razafindrazaka, infographiste PAO & multimédia
43 - Animateur QSE
44 - Communication/Marketing/Evenementiel
45 - Les mots de Mo
46 - CED blog
47 - Emma candidate
48 - Lionel SCHWARTZ - management et projets Systèmes d'Information
49 - Et si votre responsable logistique était tout simplement ici ?
50 - Les aventures des chercheurs de job
Dans l'univers des avatars et des outils de montage photo, on assiste souvent à des moments mémorables en terme de kitsch. Le symbole suprême reste bien sûr le GIF animé présent en masse sur les pages personnelles et les forums des années 90, si proches et pourtant si loin... Le site pho.to vous propose de vous replonger dans ses folles années et de vous créer un avatar à partir de votre photo. A prendre au second degré bien sûr, bien que je ne pense pas que ce soit l'axe de départ du service... Voici quelques exemples :
Enfin funky, entendons nous bien... Un effet Matrix à vous couper le souffle, votre visage "on fire" ou un arc-en-ciel plus vrai que nature, çà vaut ce que çà vaut.

Et hop, un petit sourire, une expression triste ou un wink en un clic.
Du fameux kaléïdoscope au sniper en passant par le puzzle, il y a du lourd !
Le meilleur est à venir... Ou pas. Si vous vous voyez déjà avec les yeux qui crachent du feu, des flocons de neige qui tombent autour de vous ou encore des coeurs dans le regard, vous êtes au bon endroit. Attention aux yeux. Ouch.
Attention, à utiliser avec modération !
Le site avatars photos
Cette solution, développée par un consortium open source, devrait uniformiser le contrôle des accès aux équipements et applications du système d’information.
Proposer une solution open source d’identification aux entreprises et aux administrations publiques. Tel est l’objectif du consortium Adminproxy composé de Wallix, Mandriva, Eclips (groupe Alter Way), Aquarelle Groupe, Oppidia et du laboratoire de recherche LIP6 (Université Paris 6).
Ce projet, qui est labellisé par par le pôle de compétitivité System@tic Paris bénéficie d’une subvention de 3,3 millions d’euros émanant de diverses sources : Direction Générale des Entreprises (Ministère de l’Economie), Fond Unique Interministériel et plusieurs collectivités territoriales (conseil régional d’Ile de France, conseils généraux des Hauts-de-Seine et des Yvelines).
La solution, “innovante” devrait permettre “aux directions informatiques d’uniformiser le contrôle des accès aux équipements et applications du système d’information“. “Cette solution n’a pas d’équivalent”, assure Jean-Noël de Galzain, P-DG de Wallix, qui s’implique dans ce projet.
La suite chez Vnunet.fr, le 6 mai 2009
Si Internet Explorer continue sa chute, il pourrait descendre en dessous des 50 % d’ici 2011.
Internet Explorer plongeC’est ce que prédisent en tous les cas les analystes de Net Applications alors que les parts de marché du navigateur de Microsoft ont encore baissé le mois dernier pour atteindre 66,1 %. Certes, IE8 aide un peu, mais les gains engendrés par le nouveau navigateur n’arrivent pas à compenser l’exode des utilisateurs qui se ruent vers d’autres alternatives.
La suite chez Infos-du-Net, le 8 mai 2009
Reçu par DHL ce matin alors que je n’avais rien demandé, ce colis d’un goût un peu particulier, accompagné d’une carte arborant fièrement le slogan suivant :
“La nouvelle Golf GTI débarque le 8 mai.
Une chose est sûre, ça va laisser des traces.”
Je vous laisse juges de la finesse du message, dont vous saisirez le sens et toute la subtilité quand vous aurez vu le contenu du carton.

J’ai toujours été un grand fan de la communication décalée de Volkswagen, qui ne date pas d’hier, et dont chaque nouvelle campagne, y compris la dernière, me font souvent beaucoup rire. Un cas d’école : arriver à renouveler un message jouant sur le ressort de l’humour tout en restant dans la même lignée de communication depuis plusieurs décennies sans tomber dans la ringardise est sûrement unique dans l’histoire de la publicité, à fortiori dans un secteur aussi balisé et codifié que la communication automobile grand public.
Mais là, j’avoue que what the fuck, quoi.

Après avoir un peu regardé, moi qui suis habitué à recevoir fréquemment - comme beaucoup de blogueurs - des opérations de buzz par courrier postal, je pense que celui-ci ne m’est pas adressé en ma qualité d’éditeur de Presse-citron mais bien en temps que particulier, quelque-part fiché dans un listing d’acheteurs potentiels de la dernière Golf GTI. Erreur de casting les gars : je n’ai jamais été un grand fan de cette voiture, et j’ai ce qu’il faut à la maison (du même groupe d’ailleurs).
Mais poussons encore un peu notre conscience professionnelle : le carton indique l’url d’un site nommé Feartracker.be. Un petit tour sur ce dernier confirme qu’il s’agit bien d’un teaser interactif et plutôt rigolo pour la dernière bête de chez Volkswagen, ce qui me réconcilie un peu avec le goût de chiottes douteux du colis : mettons cela sur le compte de la fameuse communication décalée de VW.
Etonnant quand même de recevoir une promotion pour un site belge. A moins qu’il s’agisse d’un encouragement à peine masqué pour l’achat d’une VW chez un mandataire européen, court-circuitant ainsi le concessionnaire de mon quartier ?
Un buzz qui n’a rien oublié dans son arsenal en tout cas puisque vous pouvez propulser d’un clic la vidéo sur Facebook, Twitter et dans votre blog.
Les voies de la communication ciblée sont parfois impénétrables. Mais je sais ce que vous allez me rétorquer : j’en parle donc je participe au buzz donc c’est que ça marche.
Ouais, c’est la vie.
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Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 11/05/2009. |
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Pour la petite histoire, le salarié de TF1 licencié pour avoir critiqué la lois HADOPI et dont le renvoi fait grand bruit en ce moment sur le web et dans les médias est une vieille connaissance de Presse-citron.
Je comprends mieux maintenant le sens du blog qu’il avait monté comme un agrégateur public, reprenant intégralement les articles de Presse-citron et d’autres blogs, puisque Jérôme Bourreau-Guggenheim était responsable du pôle innovation web de TF1, et que, à ce titre, il se devait de faire une veille rapprochée des blogs et médias sociaux. Un poste sympa, sans aucun doute (et sûrement très bien payé).

Quoiqu’il en soit, et même si je ne connais pas assez les dessous de son contentieux avec TF1, je trouve assez hallucinant qu’il ait pu être viré aussi brutalement pour juste avoir exprimé une opinion défavorable à une loi, quelle qu’elle fut. Mais peut-être que ses responsabilités à TF1 imposaient une neutralité et un devoir de réserve inscrits noir sur blanc dans son contrat de travail.
Pendant ce temps, au Ministère, le collaborateur accusé d’avoir dénoncé le mail fautif écope juste d’un mois de suspension. Ou d’un mois de vacances, selon qu’il sera rémunéré ou pas. De quoi mesurer toute la différence entre privé et public (en tout cas au sein d’un ministère) : d’un côté licenciement immédiat pour faute grave, de l’autre, “suspension”. Pour une bavure équivalente.
Jérôme si tu nous lis, tes explications sont les bienvenues. Mais tu as sûrement autre chose à faire en ce moment…
(merci Myriam de m’avoir rafraîchi la mémoire)
Articles sur le même sujet :
Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 11/05/2009. |
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On avait découvert il y a quelques semaines Kutiman, ce musicien israélien génial qui compose des morceaux à partir de dizaines de clips différents de YouTube. Voici Bb 2.0, un petit site qui vous permet vous même de composer un morceau sur le même principe. Dix clips avec des instruments différents ; chaque clip correspondant en fait à une piste de votre morceau. A vous de choisir l’ordre d’entrée des instruments.
Il vous suffit ensuite d’enregistrer votre composition et de l’envoyer sur YouTube ou directement au site. Les compositions sont assez limitées en fait mais le concept est je trouve brillant et pourrait vite s’agrandir. Imaginez ce même site avec des centaines d’instruments , de voix, de danseurs différents, en fonction de styles de musique, …de la création sans limite.

(source)
Les contenus numériques présentent l'avantage d'être plus écologiques. Certes, il faut encore alimenter l'ordinateur en énergie, mais le gain au quotidien en terme de papier est non négligeable. Il arrive toutefois que l'on soit amené à imprimer des documents pour diverses raisons. Confort de lecture, documentation pour un mémoire de fin d'études, infos pratiques pour ses vacances... Certains sites proposent un bouton "imprimer cet article" permettant de n'imprimer que le contenu texte. Pour les autres, il est toujours possible de faire un copier/coller dans Word ou OpenOffice pour éviter de sortir toute la page et la débauche de couleurs qui va avec.
Le site Print Friendly vous propose une alternative. Copiez/collez l'URL de la page que vous souhaitez imprimer (article, billet de blog, ...), le service se chargera d'enlever le contenu non pertinent automatiquement pour ne garder que le texte. C'est simple, rapide et sans inscription. Le résultat a l'air pertinent. Vous pourrez bien sûr retoucher le texte avant impression si besoin et enlever des paragraphes entiers en un clic. La possibilité de le télécharger au format PDF est également disponible. Résultat, vous ferez des économies de papier, d'encre et donc d'argent. Ce serait dommage de gaspiller !
Le site Print Friendly
Via Maestro Alberto
Le 62ème Festival de Cannes se tiendra du 13 au 24 mai 2009, et tous les acteurs (au sens très large) sont dans les starting-blocks pour aller s’enivrer de fêtes dans les villas louées pour l’occasion. Et accessoirement de parler un peu cinéma et création artistique.

Je ne vais pas vous faire un énième pitch sur l’évènement : il y a des dizaines de sites pour cela, et justement, c’est aussi l’occasion de vous proposer une sélection des meilleurs sites web sur le Festival de Cannes, mais pas seulement. Twitter et Facebook sont aussi de la partie, ainsi que plusieurs blogs, officiels ou pas.
Voici les meilleurs sites, blogs applications et fils Twitter pour suivre le Festival de Cannes 2009.
1. Sites institutionnelsLe site officiel du Festival de Cannes : [www.festival-cannes.com]. Refondu récemment pour cette édition 2009, le site a pour ambition, selon le communiqué de presse du festival de “faire évoluer son identité et son style afin d’offrir la manifestation dans sa diversité et son dynamisme”. Le offre “une navigation aussi instinctive que réactive” qui vise à satisfaire les“besoins des festivaliers, des cinéphiles et des professionnels”. Doté d’un flux RSS, d’un podcast et d’un widget (dont je ne peux pas vous révéler la fonction vu qu’il ne marche pas au moment où j’écris ces lignes), le site sur fond noir propose un design qui hésite entre sobriété et banalité. Je m’attendais à beaucoup plus glamour.
La semaine de la critique : [www.semainedelacritique.com]. Première section parallèle du Festival de Cannes, la Semaine Internationale de la Critique se consacre, depuis ses débuts à la découverte des jeunes talents.
Chroniques d’un Festival : [www.ina-festivaldecannes.com]. Les mémoires audiovisuelles du Festival de Cannes vues par l’INA.
2. Sites de médias et presseLe site de Canal+ évidemment : [festival-cannes.canalplus.fr]. Canal+ est devenue une véritable institution au pays des festivaliers, à tel point que le plateau de la chaîne sur la plage du Martinez est devenu l’un des lieux incontournables pour les stars parfois très éméchées après une montée des marches. Pendant toute la quinzaine du 62ème Festival de Cannes, CANALPLUS.FR proposera en exclusivité web et en direct les cérémonies d’ouverture et de clôture, et présentera toute l’actualité de la Croisette.

Le service public aussi propose ses sites dédiés à l’évènement :
Le site de L’Express : [www.lexpress.fr]. Un site dédié, un fil d’infos en direct, des blogs, des rétrospectives.
Le site d’Evene : [www.evene.fr]. un fil d’actualités sur le Festival de Cannes, les palmarès, une galerie photo.
3. Sites spécialisés cinémaBien sûr il y a de fortes chances pour que ce soit en fouillant dans ces sites que vous trouviez le plus d’infos sur le Festival de Cannes et les petites intrigues qui se trament entre Croisette, Palais des Festivals et le Carlton… Étonnamment, ces sites sont très mal référencés dans Google sur les mots festival de cannes, alors que l’on sait par exemple qu’Allociné arrive en général en première réponse sur n’importe-quelle requête comportant un titre de film.

6. Le Festival de Cannes sur Twitter
L’Express avait également innové lors de la précédente édition en ouvrant plusieurs comptes Twitter dédiés au Festival de Cannes, alimentés par une armada de reporters sur place qui diffusaient l’actu de Cannes en direct sur différentes thématiques. Pour l’instant aucun de ces fils, encore visibles sur cette page, n’ont été actualisés depuis 2008. A suivre…
7. Le Festival de Cannes sur Facebook
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Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 11/05/2009. |
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Lors du Forum Réinventer la Démocratie organisé par la République des Idées à la maison de la Culture de Grenoble, les 8, 9 et 10 mai 2009, deux tables rondes s’intéressaient à l’internet et à son rôle dans les expériences démocratiques. La première, animée par le politologue Loïc Blondiaux, auteur du Nouvel esprit de la Démocratie, s’intéressait aux expériences menées en France pour tenter de redonner vie à la démocratie : jurys citoyens, budgets participatifs, conseils de quartier, débats publics… Peut-on réinventer le politique et la vie démocratique locale par l’expression populaire ? Et comment les nouveaux outils de l’internet peuvent y contribuer.
La table ronde réunissait Laurence Monnoyer Smith, Pierre Mahey et Daniel Breuiller. Daniel Breuiller, maire d’Arcueil, a initié la Fabrique citoyenne, un expérience de gestion participative pour revitaliser le débat démocratique dans cette ville de la banlieue parisienne. Pierre Mahey, architecte urbaniste, auteur de Pour une culture de la participation, est coordinateur de l’association Arpenteurs, qui anime des dispositifs de participation liés à des projets urbains. Laurence Monnoyer Smith, professeure en sciences de l’information à l’université de Compiègne, est spécialiste de l’étude de la démocratie électronique et était présente pour offrir un regard sur l’utilisation des outils électroniques pour animer le débat démocratique.
Chaque intervenant à un regard spécifique sur la participation locale, rappelle Loïc Blondiaux et nous permettent d’adresser trois types de questions.
Ce sont trois expériences parmi de nombreuses autres, rappelle l’animateur. Un choix qui n’a pour objectif d’être significatif, mais qui donne des éclairages. L’enjeu n’est pas enfin de revenir sur les principes, sur la querelle dogmatique autour de la participation : nous adhérons tous au programme de l’accroissement de la capacité des citoyens à discuter des affaires publiques et d’y participer, mais nous sommes tous déçus par les réalisations, qui ne sont que de pâles caricatures de ce qu’on en attend, comme il le précisait dans sa récente tribune publiée par Le Monde. Alors, comment fait-on concrètement ?
Comment construire des espaces d’altérité ?“Comment faire venir les gens les plus éloignés, les plus fragiles, les jeunes, les étrangers… ? Toute catégorie de public qu’on n’arrive pas toujours à rejoindre.” Pierre Mahey réfléchit depuis longtemps sur la banlieue, comme l’expliquait le philosophe Claude Lefort en faisant un parallèle entre la ville et la démocratie hier à ces mêmes Rencontres. La ville que l’on voit se produire actuellement a deux grandes figures, rappelle l’architecte : celle de la mobilité, du déplacement, qui produit de grands espaces vides, qui font croire que l’on construit des espaces publics, mais qui sont plutôt des espaces pour se déplacer ou consommer. L’autre grande figure, c’est la réurbanisation : on construit des quartiers avec de la fermeture, de la clôture entre eux.
Ces deux figures renient l’essentiel de la raison d’être des villes, selon Pierre Mahey qui est de: construire un endroit d’altérité, c’est-à-dire un endroit où l’on peut retrouver l’autre. “Claude Lefort parlait de liberté. Moi, j’insiste sur le fait de supporter l’étrange, l’étranger, sans s’affronter.” La démocratie fait le même chemin que les politiques de la ville. Elle a arrêté l’ascenseur politique. Les plus petits ont du mal à arriver au pouvoir. On est élu de plus en plus de père en fils plutôt que de suivre le long chemin de l’engagement politique et de la promotion sociale. Il se produit des fractures profondes dans la démocratie comme dans la ville. Comment fait-on pour retrouver des espaces d’altérité, des espaces publics où l’on n’est pas entre-soit ?
Car ces espaces de démocratie participative sont souvent des espaces de l’entre-soit hélas. Pas sûr qu’ils permettent de renouveler la démocratie, modère Pierre Mahey. Les dispositifs de participation portés par les collectivités locales se heurtent toujours à cette difficulté de toucher les publics les plus éloignés. Les seuls qui résistent sont ceux qui durent, qui s’autocritiquent et évoluent. A Echirolles par exemple, le travail dure depuis plus de 15 ans après avoir longtemps balbutié, mais il s’est structuré en travaillant désormais sur des échelles de territoires très différentes : ateliers publics d’urbanismes, grands-messes de la ville, conseils de quartier, centres sociaux… Et de constater que le public a évolué, jusqu’à ce que ce soit le public qui porte l’expérience démocratique pour la faire sienne. La participation ne consiste pas seulement à apporter sa part, sa contribution, mais c’est aussi gagner le fait de pouvoir s’approprier sa ville. A Fontaine, en Isère toujours, on travaille avec les comités d’habitants… permettant de continuer à s’intéresser à la bouche d’égout, aux crottes de chien et aux trottoirs cassés, tout en parlant aussi de la vie de la société, que ce soit la vie carcérale ou le port du voile. Bien sûr, il y a des ruptures électorales qui font s’effondrer parfois durement des processus qui ont pris du temps à se mettre en place. Les déceptions que ces changements font naître ont tendance à casser la confiance patiemment établie et ramènent les publics à la suspicion envers le politique.
On est face à des propositions institutionnelles qui semblent en permanence douteuses pour les citoyens. Force est de reconnaître que le plus dur est bien souvent de se battre pour faire adhérer les élus à ces dispositifs, envers lesquels ils ne se sentent pas toujours à l’aise. Pourtant, les habitants sont concernés par leurs lieux d’habitation. Sur les quartiers, les habitants et les associations font la ville, “la finissent” comme ils disent, surtout quand les services ne vont plus jusque là. Là où les collectivités ont abandonné, on retrouve souvent les associations qui viennent en complément, se structurent, souvent dans l’invisibilité d’ailleurs.
Il nous a semblé important, avec le réseau Arpenteurs, de mettre en lien ces gens sur ces territoires, explique Pierre Mahey. On a travaillé sur la construction du Réseau de capacitation citoyenne qui permet à des réseaux collectifs (en Wallonie, dans le Nord-Pas-de-Calais, à Grenoble…) de se rendre visibles et de se rencontrer. Ainsi, les gens du Comité d’habitant de Fontaine discutent avec les associations de solidarités nouvelles de Charleroi qui aident les SDF à trouver des solutions à leur précarité. Quand on fait se rencontrer tous ceux qui composent ces réseaux, il se passe une véritable “intelligence collective” et l’on y parle bien plus concrètement de politique que dans bien des Forums. Le travail réalisé sur les espaces verts en Seine-Saint-Denis par exemple a cherché à impliquer les usagers à la fois dans l’accompagnement de projets (réflexion autour des aires de jeux dans les parcs…) et à la fois sur le schéma directeur des espaces verts à l’échelle du département. Les expériences ne se veulent plus seulement des expériences de discussion de problèmes de proximité avec certaines catégories de personnes… Le but est de toujours diversifier les publics, d’élargir et améliorer les dispositifs.
Il y a un risque que la République des idées ne se connecte pas avec ces “autres” lieux de conceptualisation, ces lieux “où l’on fait, concrètement”. Ces lieux où l’on décide par exemple de brancher un robinet sur une pompe à eau pour que les SDF puissent aussi y boire.
Pour Loïc Blondiaux, cette expérience porte des questionnements sur le comment faire : Comment lever le soupçon sur les élus et les services ? Comment faire en sorte que ça vaille la peine pour ces publics de se déplacer et participer ? Comment gérer la diversité ? Comment inscrire les conflits dans le débat ? Comment articuler ces groupes après les avoir rendus visibles, montrer leur action, les donner à voir aux institutions et comment aller au-delà ? Comment articuler les mini-publics éclairés qui les composent, ceux qui participent à ces nouvelles formes démocratiques, et les publics plus généraux, ceux qui ne participent pas ?
La fabrique des politiques publiquesDaniel Breuiller, maire d’Arcueil, une ville de banlieue parisienne, nous prend à partie : “A qui appartient la politique ? De nombreux politiques pensent qu’elle leur appartient, qu’elle appartient à ceux qui la mettent en oeuvre, à ceux qui doivent convaincre et porter les décisions. Mais de nombreux élus affirment aussi qu’elle appartient à tout le monde.” Comment mettre en débat ces deux visions ? Comment les mettre en oeuvre dans ce rapport entre institutions et intelligences citoyennes qui ne se confrontent réellement que lors des échéances électorales.
A Arcueil, Daniel Breuiller a inscrit le droit de mettre à l’ordre du jour du conseil municipal toute pétition portée par au moins 200 citoyens. A Arceuil, les rénovations urbaines se font avec le choix affirmé que les décisions appartiennent aux locataires de ces espaces. “L’essentiel n’est pas dans les dispositifs, mais dans la volonté que l’on met à leur mise en place”, lance Daniel Breuiller. A Arcueil, 25 % de la population n’a pas le droit de vote (étrangers et électeurs non inscrits), rappelle-t-il, cela n’a pas empêché la ville de lancer un référendum d’initiative locale en 1999 qui s’est ouvert à tous les habitants de la commune… Cette expérience a permis de rendre de la dignité à des gens qui contribuent à la vie de la cité sans avoir jamais le droit de s’exprimer, rappelle-t-il en se souvenant de témoignages de gens fiers de prendre part à ces décisions dont ils sont habituellement exclus. “Le niveau local permet l’invention et l’expérimentation comme nulle autre”, clame le maire d’Arcueil, fort de son expérience.
“Je suis préoccupé de la façon dont on vie : comment faisons-nous société ? Aujourd’hui, force est de constater que les gens vivent plus côte à côte qu’ensemble”, tempère le maire d’Arcueil. “Nous devons mettre en débat, participer à la controverse !”, adresse-t-il aux élus. Les élus sont en général attentifs, honnêtes, intelligents… “Mais la même décision confrontée à l’avis des citoyens à une valeur beaucoup plus grande. Faire ce choix n’est pas un abandon de la responsabilité des élus, comme on l’entend souvent, mais au contraire, c’est faire preuve de plus de responsabilités.” D’autant que cela participe à rétablir la confiance entre élus et administrés. Certes, on peut imposer un projet de démolition… “Mais lorsqu’il est issue d’un référendum des concernés, le vote a une force plus grande que la légitimité de l’élection.” Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit, prévient le maire : le référendum n’est pas l’alpha et l’oméga de la démocratie, mais il rappelle qu’il faut se poser la question de savoir qui a voix au chapitre ?
Le Conseil général du Val de Marne a élaboré une charte de la concertation, rappelle l’élu, également conseiller général en charge de la démocratie participative. Un projet de charte face auquel il était réticent et sceptique dans un premier temps, confie-t-il, par crainte de la sclérose de la capacité d’innovation que suppose ce type de format. Bien sûr, la charte a été élaborée de manière collaborative. Il faut comprendre que la Democratie participative transforme la façon dont travaillent les fonctionnaires, et c’est donc eux qu’on a mis au travail avec des habitants pour la construire. La charte affirme une posture et reconnait un droit des citoyens d’être à minimum informés et plus souvent consultés. Reste que pour arriver à cet objectif, il faut des outils et des moyens. “On dépense des millions pour faire une route, et on résiste à mettre quelques dizaines de milliers d’euros pour faciliter la participation des usagers à ces travaux”, argumente Daniel Breuiller. Il faut débattre des choix pour qu’ils soient moins contestés, sinon on réaménage sans cesse pour prendre en compte les récriminations, les plaintes et tout ce qu’on a mal analysé. Reste que les techniciens des collectivités locales ne savent pas faire de la participation. Comment ont-ils le droit de travailler avec les citoyens ? Qu’ont-ils le droit de montrer, de dévoiler ? Les élus eux-mêmes se sentent démunis. Faire de la participation, souvent, c’est faire une réunion le soir, où ne participent que les gens bien insérés et les habitués, mais pas les mères de famille, les jeunes ni les pauvres. Or, la politique ce n’est pas seulement se réunir, rappelle Daniel Breuiller. Au Conseil Général, nous avons mis en place une mission de cinq personnes, qui travaillent au côté de toutes les directions qui veulent créer de la coopération, en mettant de l’intelligence au service des volontés participatives. La concertation n’est pas nécessaire si ni élus ni techniciens ne veulent négocier… La participation ne va pas de soi. Il faut aller chercher les publics qui ne sont pas volontaires pour participer, les “autres publics” ! Pour cela il faut mettre en place des dispositifs multiples afin de recueillir des paroles de personnes qu’on ne recueille pas. Il faut parler du décrochage scolaire avec des parents dont les enfants décrochent et non pas avec les parents qui viennent toujours aux réunions et dont les enfants, eux, ne décrochent pas… Il faut leur permettre des paroles collectives : “C’est la garantie des démunis !”, contre la parole individuelle, qui est celle du citoyen bien inséré.
Une expérience, qui, pour Loïc Blondiaux, montre que la participation sert à aboutir à un véritable processus de représentation… mais pour cela, il faut refonder en permanence la légitimité du représentant. Le prix de la démocratie n’est-il pas trop cher payé ? Les budgets de communication de projet sont 10 fois plus importants que les budgets de concertation, et ce alors que tout le monde cherche à produire des projets mieux acceptés… On le voit, l’essentiel est dans le détail, dans la méthodologie… Une simple réunion, n’est pas faire de la participation, insiste-t-il à son tour. La question de l’institutionnalisation de ces questions n’est pas non plus une petite question.
Internet n’est pas un outil de démocratie directe“Il y a 60 ans a émergé une nouvelle technologie qui permettait de voir les élus, le président de la République et de se rassembler entre soi pour écouter et voir des discours d’élus. Une technologie qui a transformé la façon dont les relations sociales se sont ritualisées et notre rapport au politique. Cette technologie, c’était la télévision”, rappelle Laurence Monnoyer Smith. On peut faire un parallèle avec l’internet d’aujourd’hui, non pas qu’il y ait une équivalence dans la façon dont ces deux technologies modifient notre rapport au politique, mais parce que la question n’est plus de savoir si l’internet va transformer notre rapport au politique - comme la télévision, c’est déjà le cas -, mais de savoir comment. “Et ce comment dépend de nous et des choix de sociétés que nous aurons à faire”, explique la chercheuse.
Il y a deux écueils principaux aux outils de démocratie en ligne, rapporte-t-elle. Le danger du réductionnisme comme on le voit souvent sur l’internet, faisant l’amalgame entre la production de services en ligne et la production de démocratie en ligne. Certes, on peut avec l’internet faire progresser les services publics en permettant de commander son passeport en ligne par exemple, mais ce n’est pas de la démocratie. Et il est fréquent que dans ces outils qui font les liens entre citoyens et collectivité, la tendance soit de confondre l’information, le service et la démocratie. Face à ces tendances, il est fréquent de constater qu’émergent et s’opposent deux modèles : le modèle participatif à la Parthenay [pour faire référence à la ville de Michel Hervé qui dans les années 90 a été pilote en matière de démocratie électronique, comme le soulignait à l’époque Transfert.net, mais qui n’a pas réussi à s’imposer, le maire n’ayant pas été reconduit aux municipales de 2001, NDE] et le modèle de communication d’Issy-les-Moulineaux, pour le dire un peu brutalement. Bien sûr, il est plus facile de mettre en place des outils de services que de mettre en place des infrastructures pour développer des outils participatifs. Comme le montre l’évolution du label Ville internet, très souvent, on part du service et on arrive peu à peu, et avec du temps, à la participation… Mais la participation est toujours plus difficile.
Le second danger, c’est celui de la captation par une série d’acteurs de ces systèmes. Les élus et administrations sont assez réfractaires à ces technologies, au moins par leur immobilisme. D’autant que certaines associations y sont réfractaires également, craignant que ces nouveaux dispositifs ne les perturbent aussi dans leurs relations avec les institutions. Force est de constater que face à ces deux écueils, on a du mal à voir apparaître des choses un peu innovantes dans le domaine de la démocratie électronique en France depuis une dizaine d’années, explique la chercheuse.
Pourtant, il existe une très forte créativité en ligne, qu’on a du mal à valoriser et à capter. “On a tendance à faire du mimétisme : on fait un forum, comme on fait une réunion publique… Mais cela ne correspond pas à la façon dont les internautes, dont les citoyens potentiellement actifs s’inscrivent dans l’espace public sur l’internet”. Les gens utilisent des outils moins cadrés, moins concentrés, plus disparates et moins structurés. Les jeunes se réapproprient les images, des mashups, des vidéos… Ils utilisent pour cela des dispositifs participatifs et créent par ce biais une production des plus foisonnantes. Mais il demeure une fracture entre la conception de la démocratie des élus et celle vécue sur l’internet par les citoyens. Ces deux expériences ont du mal à s’articuler. Quand cela fonctionne, cela donne de remarquables expérimentations comme Tout Rennes Blogue, où les gens pouvaient prendre des photos et publier sur des blogs mis à leurs dispositions images et commentaires sur leur ville.
Quand on organise une consultation en ligne, il faut se demander ce qui est en jeu, souligne Laurence Monnoyer Smith. Aujourd’hui, on est heureusement revenu de l’idée que la démocratie électronique résoudrait tous les maux de la démocratie et on cherche plus à développer des articulations entre les outils pour articuler les modes de participation. Mais comment repenser la médiation ? Comment rénover la représentation ? En Nord-Pas-Calais, où il y a un fort développement de ces pratiques en ligne, on constate qu’il ne suffit pas de demander aux citoyens de participer à une discussion en ligne pour qu’elle se passe. Il nous faut des outils qui nous permettent dans la durée de mettre en place la discussion en amont et d’informer de tout ce qu’il se passe pendant le programme. On a besoin d’outils de médiation qui travaillent le collectif de manière permanente. L’intérêt des outils numériques en liens avec les outils hors ligne est d’organiser la permanence de la relation, sans qu’elle soit une relation d’instrumentalisation.
Il faut bien voir que la conception de la représentation qui se met en place en ligne est tout sauf de la démocratie directe et qu’il faut repenser la place de l’élu dans cette nouvelle médiation, alors qu’internet permet d’intensifier et de diversifier les rapports de médiation.
L’internet permet également l’élargissement de la base des citoyens consultés… Les difficultés de mobilisation peuvent y trouver une partie de leurs réponses pour atteindre des populations difficiles à mobiliser par ailleurs : des cadres notamment, des jeunes aussi… Mais l’un des dangers qui pointe est qu’il n’y ait pas de suivi des outils entre le concepteur, c’est-à-dire les services techniques qui mettent en place des outils, et les instances décisionnaires, c’est-à-dire les élus ou les services techniques concernés. Le lien entre l’artefact technique et le processus décisionnel est pourtant primordial. Le second écueil qui persiste est celui de la méfiance très forte de la part des élus vis-à-vis des outils numériques. Et il est vrai que le mépris de la technologie ne facilite pas l’articulation entre les élus et les pratiques citoyennes qui elles s’ancrent de plus en plus dans l’internet.
Dans le débat qui a conclu la table ronde, une représentante de la Région Poitou-Charente, modèle en terme de participation citoyenne, rappelle combien il est important d’aller chercher les publics éloignés. En Poitou-Charentes, “on va les chercher par tirage au sort” ou par la mise en place de budgets participatifs dans les lycées qui permettent de toucher toutes les catégories socio-professionnelles. Reste la question du pouvoir dans ces instances de démocratie participative. On parle de consultation, de débat… mais rarement du pouvoir des citoyens à décider eux-mêmes.
Oui, rebondit le maire d’Arcueil : il est important de se demander quelles décisions on accepte de remettre aux citoyens. Le risque n’est-il pas de ne faire que de la démocratie de promiscuité dans les conseils de quartier et de ne parler que des trottoirs à refaire et des crottes de chien. “Comment faire autrement pour vivre autrement que côte à côte ?”, répète-t-il avec force. Il faut confronter les jeunes des cités aux gens bien insérés et inversement. Tout ne doit pas nécessairement être remis en débat, mais on doit tout de même bâtir les politiques sur de la confrontation, sur de la discussion. Il faut construire de la réflexion pour arriver au vote, pour impliquer les citoyens. Regardez ce qu’il se passe pour les élections européennes ! Lors du référendum pour le vote du traité constitutionnel, il y a eu un vrai débat. Les gens se sont mobilisés. Alors que pour les élections à venir, il n’y en a pas. Personne ne présente les enjeux…
La télé sait être un formidable outil de négation du débat public. Moins l’internet. Le numérique ne suffit pas bien sûr, mais il permet parfois, mieux que d’autres médias, de transférer la parole d’un lieu à un autre, de faire entendre des voix que les politiques et les médias ne peuvent nier, conclut Daniel Breuiller. Espérons que ce soit un acquis politique qui se renforcera.
Hubert Guillaud
République des idées
Facebook et Microsoft annoncent la sortie de leur application Facebook pour Windows Mobile 6 et 6.5.
L’application, téléchargeable sur le site Windows Mobile, permet aux possesseurs de smartphones dotés du système d’exploitation mobile de Microsoft d’envoyer des messages à sa liste d’amis, de prendre des photos et de vidéos et de les poster directement sur Facebook, d’appeler des personnes de sa liste d’amis ou encore de gérer son profil à partir de son terminal mobile.

Les utilisateurs de Facebook présentant un profil probablement moins geek que ceux d’un Twitter par exemple, et moins professionnel que Linkedin, les usages mobiles autour du premier réseau social mondial sont certainement encore peu répandus, mais il est fort à parier que d’ici quelques années l’accès à facebook via son smartphone représentera une part importante de l’audience totale du service.
Je ne suis moi-même pas un utilisateur forcené de Facebook, mais j’y accède au moins une fois par jour pour au moins jeter un oeil sur les messages reçus, et je le fais presque exclusivement avec mon iPhone et l’excellente application Facebook, et très rarement à partir du site web.
PS : la ressemblance entre la favicon Facebook et celle de Microsoft dans mon navigateur est assez frappante
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Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 11/05/2009. |
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Jardin bio (qui produit une partie du café consommé sur place), vélos, beach volley, piscines, 4 salles de gym, 19 restaurants, billards, smoothies, le tout à volonté…
La brochure du dernier village du Club Med ? Pas du tout : quelques extraits des réjouissances qui sont offertes chaque jour aux employés de Google qui ont la chance de travailler au Googleplex, le fameux campus qui constitue le siège mondial de Google à Mountain View, Californie, USA.
Ce clip propose un tour du Googleplex en 200 secondes, mais il fait surtout la promotion du côté écolo de Google, qui ne rate pas une occasion de montrer à quel point tout est prévu et optimisé pour être durable et respectueux de l’environnement.
C’est beau comme le soleil de Californie dis-donc. Et bien sûr ça commence et ça finit par un zoom-dézoom sur Google Earth.
(source)
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Et oui le hasard de l’actualité nous fait reparler de …Twitter, ou plutôt de son fondateur Jack Dorsey. Ce dernier a fait savoir via un Twitt qu’ “il s’était embarqué dans un projet nouveau et différent“. Dorsey est sur le point de lancer une nouvelle startup, il nous l’a confirmé.
Bien qu’il ait refusé de commenter, une source sérieuse nous a informé qu’il s’agit d’un projet dont le nom de code est “Squirrel” (écureuil).Il s’agirait d’un service permettant às n’importe quelle personne possédant un iPhone de devenir marchand.Transformer l’iPhone en terminal sans fil comme ceux que l’on connaît dans les magasins ou restaurants. Il serait possible d’effectuer et recevoir des paiement n’importe ou; l’idée est de créer une sorte de Paypal pour les portables.
Squirrel serait a la fois un appareil complémentaire de l’iPhone et une application. Assez ingénieusement, l’appareil n’aurait pas besoin de batterie ou d’énergie particulière.
Mais Dorsey ne compte pas quitter Twitter: ” Je ne quitterai jamais Twitter, c’est mon bébé et mon travail; mais c’est vrai j’ai aussi d’autres idées que je vais lancer prochainement“. Pour rappel, Dorsey était ingénieur chez Odeo, une société de podcast que le CEO de Twitter Evan Williams dirigeait. Odeo avait lancé Twitter comme petit projet à coté. On sait par la suite ce qu’il est avenu de Odeo et de Twitter.
CrunchBase Information Jack Dorsey Squirrel Twitter Information provided by CrunchBase "); } //OBEND:do_NOT_remove_this_comment //-->

Cette semaine, le groupe de distribution américain Sears Holdings vient de lancer officiellement 2 réseaux sociaux à destination de ses clients intitulés: MySears et MyKmart (après un soft launch qui a eu lieu courant 2008)
En fait il s’agit plus précisément de plateformes communautaires d’avis de consommateurs sur les produits distribués par l’enseigne afin de les accompagner dans leur décision d’achat. Les 2 sites offrent également une couche sociale sous la forme de forums, blogs ainsi qu’une section (à la “DellIdeaStorm”) permettant aux membres de soumettre leurs idées et voter pour leurs favorites.
Enfin, les 2 plateformes se veulent également des espaces d’agrégation des 2 marques au sein des réseaux sociaux existants (Twitter, YouTube, MySpace, Facebook, LinkedIn…) mais, malheureusement, sans bénéficier d’intégration poussée (type FB Connect ou autre).

Les infos les plus votées sur Fuzz au cours de la semaine écoulée :
1. Testez votre PageRank pour toutes les URL de votre site d’un seul coup - 34 votes
2. Se connecter à internet en illimité avec une clé 3G+ et un forfait iPhone - 32 votes
3. Twitciné : Critiques cinéma via Twitter - 28 votes
4. L’amendement 138 “anti-hadopi” adopté au parlement Européen ! - 28 votes
5. [Webdesign] CSS Redundancy Checker, le webware ultime pour nettoyer ses CSS - 26 votes
6. Backlink party : la révolte des blogs High-tech #4 - 22 votes
Et les oubliés de la semaine dernière :
- Daft punk démasqué // vieilledent.com - 43 votes
- Alan Braxe remixe Orange life // vieilledent.com - 37 votes
- World Of Warcraft sur IPhone ! - 29 votes
That’s all folks
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Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 11/05/2009. |
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DailyRT est un nouveau service qui classe les tweets selon le nombre de ReTweet (RT) qu’ils reçoivent (en quelque sorte un Digg appliqué à Twitter). La fonctionnalité clé qui différentie le site de ses concurrents consiste en la possibilité de rechercher l’historique et trouver les top topics qui ont été retweetés (vous pourrez également vous loguer pour enregistrer vos RT favoris).

Credit crunch, crise immobilière-bancaire, récession… à en croire les grands médias, le monde est à genoux. Rassurez-vous il se relèvera (comme il l’a toujours fait) mais cette reconstruction prochaine s’accompagnera d’une forte remise en question du modèle capitaliste comme nous l’avons connu (et qui visiblement a été prit à défaut). Utopie ? Pas tant que ça dans la mesure où les choses commencent à changer.
L3C, le modèle hybride entre “non profit” et “for profit“Connaissez-vous la L3C (low-profit limited liability company) ? Il s’agit d’une forme juridique hybride pour les sociétés US qui fait le pont entre le modèle “for profit” (les sociétés commerciales) et le modèle “non-profit” (les associations et fondations). Pourquoi faire le pont entre ces deux modèle ? Pour poser les bases d’un nouveau modèle d’affaires et pour assouplir le modèle “non profit“. Rappelons qu’aux États-Unis ce fameux modèle “non profit” est fortement règlementé car il donne droit à d’importantes réductions fiscales.
Concrètement, une entreprise L3C a bien évidement le droit de faire des bénéfices (comme les sociétés commerciales) mais ce n’est pas sa priorité car elle doit avant tout remplir une mission “sociale” (comme une association ou une fondation). Le capital d’une L3C est composé à 50% de fonds privés et à 50% de fonds associatifs / caritatifs (mécènes). Elle doit également se conformer à un certain nombre de contraintes pour obtenir l’immunité fiscale de l’IRS (le fisc américain). Immunité fiscale ? Oui car les L3C ne payent pas d’impôts, les bénéfices (ou pertes) sont fiscalement assumés par les actionnaires. Ce dispositif est tout récent et encore très limité puisque la loi date d’avril 2008 pour l’état du Vermont et de janvier 2009 pour l’état du Michigan.
En France le contexte est très différent puisque le modèle associatif est beaucoup plus souple (mais fiscalement moins avantageux). Une première tentative d’importation du concept a été réalisée pour donner le concept d’entreprise à capital altruiste. Pour faire simple disons que le principe consiste à donner une part du capital d’une entreprise à une cause humanitaire, environnementale… Nous sommes donc bien loin du modèle L3C, mais il faut bien avouer que cette démarche est délicate : comment réagiraient les donateurs d’une association (ex. La Fondation Abbé Pierre) qui se mettrait à jouer les business angel ?
Pas si simple donc, et pourtant… il y aurait tellement à faire ! Regardez le mal que se donnent des grands groupes comme Total, EDF, Suez ou Renault pour surfer sur la vague Développement Durable. Avec un modèle L3C correctement ficelé (du point de vue fiscal), ils disposeraient d’un levier très puissant pour remplir leurs objectifs “sociaux” tout en optimisant leur fiscalité (joindre l’utile à l’agréable).
1Habitat, la première L3C française ?C’est là que rentre en scène 1Habitat, une start-up française qui édite et diffuse en ligne des petites annonces immobilières. Pourquoi parler de cette start-up ? Premièrement parce que j’y ai (modestement) contribué et deuxièmement parce qu’elle tente d’adapter le modèle L3C en posant les bases de l’Entreprise à profit modéré.

1Habitat, la première start-up à profit modéré
1Habitat est donc une entreprise hybride qui possède les avantages financiers d’une société commerciale en visant les avantages sociaux d’une structure associative. La mission que 1Habitat s’est fixé est de relever 3 défis :
Donc dans les faits, 1Habitat utilise un alphabet de 150 pictogrammes pour décrire les biens immobiliers afin de faciliter la saisie / lecture et d’atténuer les emphases commerciales (”Coup de coeur“, “atypique“…). De plus, ça facilite grandement la traduction. La plateforme incite fortement les utilisateurs à publier un maximum de photos afin de limiter le nombre de visites (et donc de CO2 rejetés dans l’atmosphère). 1Habitat s’engage également à compenser ses émissions de CO2 et à reverser au moins 5% de son C.A. (et 20% de son bénéfice) à une association luttant contre le mal-logement.
Mieux, cette start-up va plus loin au travers d’engagements économiques, sociaux et environnementaux :
Tout ceci est l’oeuvre de Stéphane Ricol, un entrepreneur acharné qui a décidé de s’investir dans un projet économiquement viable mais socialement et environnementalement engagé. D’où l’Entreprise à profit modéré.
Un débat public pour officialiser l’entreprise hybrideJ’imagine que 1Habitat n’est pas un cas isolé et qu’il existe de nombreux entrepreneurs frustrés par la législation française qui fonctionne encore sur un mode très binaire (gagner de l’argent ou ne pas en gagner). Dommage, car il existe pourtant des réflexions intéressantes dans le secteur informatique / conseil comme le wecena, le mécénat de compétences informatiques en intercontrat.
Bref, tout ça pour dire qu’un chantier de réflexion publique s’impose pour créer un nouveau statut juridique permettant à d’autres projets de ce type de voir le jour. Pour cela, il faudrait pouvoir assouplir à la fois la règlementation relative aux dépenses de mécénat (afin de financer les Entreprises à profit modéré) et les charges salariales (afin de les rendre compétitives et financièrement autonomes).
Je me doute bien que ce chantier s’annonce long et complexe, mais depuis que j’entends parler de “repenser le modèle capitaliste”, cette notion d’Entreprise à profit modéré pourrait potentiellement être la première mesure concrète à voir le jour. Et qui sait… peut-être qu’un jour nous irons beaucoup plus loin avec des salaires versés en Open Money ou des tickets pour restos bio

Sokoz, qui sera lancée officiellement le 19 mai prochain, est une nouvelle plateforme e-commerce qui se positionne sur le concept innovant des “ventes Live”. Le principe : des ventes limitées à 10 minutes, 30 secondes de compétition par produit, des prix à la baisse en temps réel fixés par l’utilisateur et un paiement en un clic (voir démo teaser ci-dessous)
Article publié originellement chez Fred Cavazza, le 30 avril 2009
Twitter… c’est fou comme un seul service a la capacité à générer autant d’articles et d’attention au sein de la profession. Je sais qu’il existe des sujets bien plus graves à traiter en ce moment mais je suis intimement persuadé qu’il reste un énorme travail d’évangélisation et de pédagogie sur cet outil si singulier.
Tweeter c’est existerReprenons depuis le début : Twitter est un service de microblogging qui permet de publier des messages courts (pas plus de 140 caractères). C’est donc un média de communication partagé (à mi-chemin entre tchat et forum) mais en même temps privé (comme les systèmes de messagerie instantanée). J’avais comparé dans un précédent billet Twitter à la CB du web et je trouve que cette métaphore tient toujours la route (cf. Twitter au cœur de la révolution des médias sociaux ?). Tout comme la CB, les messages sont envoyés dans la nature (ils peuvent être lus par tout le monde) mais dans les faits les utilisateurs ont tendance à se regrouper en grappes de conversations. Pour en savoir plus je vous invite à lire cette très bonne interview de Jean-Luc Raymond : Le privé révélé dans un mode public, l’oversharing comme mode de partage.
Mais Twitter n’est pas qu’un outil de communication, c’est également une plateforme sociale très riche qui tire sa force de l’écosystème d’applications et de services qui gravitent autour. Et c’est là où Twitter surprend (et déroute) : c’est à la fois un outil très simple et très complexe. Vous pouvez donc l’utilisez pour sa fonction de base (publier des tweets) ou vous investir dans la communauté en ayant recours aux # ainsi qu’en adoptant les coutumes ” locales” (ReTweet, FollowFriday…) ou encore utiliser des services complémentaires de plus haut niveau (comme StockTwits pour les boursicoteurs ou Boarding pour les grands voyageurs).
Twitter est enfin une plateforme sociale qui se distingue des autres réseaux sociaux par sa volatilité : il n’y a pas de relations formelles fondées sur les friends (demande d’amitié, liste d’amis…) mais des rapports plus informels et asynchrones fondés sur le principe des followers (cf. Qu’est-ce qu’un ami ?). Les “réseaux” se forment ainsi de façon plus spontanée et surtout plus volatile.
Contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible de rédiger un blog et un tweet en même temps dans la mesure où ces deux activités correspondent à des motivations et des objectifs différents et complémentaires. De nombreux blogueurs pro ou semi-pro pratiquent ainsi les deux (dont votre serviteur ici : @FredCavazza). Le microblogging permet ainsi de toucher votre coeur de cible, de lui donner encore plus et surtout de créer une proximité presque palpable. J’aime beaucoup la définition de Jean Luc Raymond qui considère Twitter comme un média des annexes : vous publiez dessus les liens et réflexions que vous n’avez pas le temps / courage de traiter sur votre blog.
Pour résumer une longue histoire, disons que Twitter est aujourd’hui le service à la mode où il faut être (du moins si vous voulez avoir une longueur d’avance). Un certain nombre de stars y sont déjà présentes (Britney Spears, Demi Moore, Coldplay, Tony Hawk…) de même que des personnalités politiques (NKM…). Je n’irais pas jusqu’à dire que celui qui n’est pas sur Twitter est has been mais il faut bien reconnaître que le raz-de-marée médiatique autour de Twitter a atteint une ampleur telle que l’on peut difficilement y résister.
Bien évidement vous pourriez me dire que le nombre d’utilisateurs en France est ancore anecdotique (à peine plus de 100.000 selon mes estimations) mais il en était de même il y a deux ans avec les univers virtuels : une cible ultra restreinte mais une exposition médiatique au top. Rendez-vous compte, même l’industrie du porno s’y met (c’est bon signe) : Naughty Tweet and Immoral Productions Team for Porn Star Tweet Movie.
“I’m nobody, who are you ?“Intéressons-nous maintenant à la dynamique sociale de Twitter et aux interactions complexes qui lient les membres. Je m’appuie pour cela sur cet article très enrichissant : Une psychologie de Twitter. D’après la (très bonne) analyse de l’auteur, Twitter est un exercice de narcissisme inconditionnel où les utilisateurs publient sans trop se soucier de qui va lire (”je tweet pour que l’on s’intéresse à moi“).
Tweeter répond également au besoin d’être et de se sentir connecté en permanence aux autres. On parle alors de “conscience collective” ou d’”ambient awareness” : un outil formidable pour conserver un lien social permanent. L’auteur y décrit également Twitter comme un espace de dépôt à la fois pour évacuer un trop plein de sentiments que l’on ne pourrait pas exprimer en public (voir à ce sujet la très bonne vidéo Twitter in Real Life) mais également un endroit où l’on pourrait laisser des traces pour le futur (”En train de rédiger un article“, “Une très bonne nouvelle à annoncer demain“…).
L’auteur met enfin en garde contre un phénomène d’addiction proche de celle provoquer par les machines à sous car on ne sait pas ce que l’on a manqué et parce que la récompense est intermittente (vous pouvez y passer des heures sans vous lassez car il y a toujours un petit lien sympa ou une réflexion amusante, lire à ce sujet : Is Twitter TOO good?).
Twitter c’est pour les pauvres !Non ce n’est pas moi qui le dit mais Bruce Sterling, un auteur de SF très respecté dans les milieux geek, qui a récemment fait un speech très remarqué à la dernière édition du SXSW : Let Them Eat Tweets. En substance l’auteur expose la théorie suivante : En cette période de crise, tout ce qui reste aux américains qui se sont fait saisir leur maison et leur voiture, c’est leurs relations sociales (précisons que dans la culture américaine le networking est une religion). Ils valorisent d’autant les plateformes sociales qui permettent d’industrialiser ces relations. Twitter est donc un service de prédilection pour les “populations défavorisées” car il est très simple d’utilisation et ne demande pas de grosse bande passante / ressources systèmes. À contrario, les “riches” n’ont pas besoin de faire d’efforts de sociabilisation car ils seront toujours entourés / courtisés par des gens plus ou moins intéressés.
Un point de vue extrême que je ne partage pas complètement mais amène une réflexion tout à fait intéressante qui peut être résumée comme ceci : “We can’t afford privacy“. S’exposer au travers de ses tweets c’est avoir plus de chance sortir du lot et de trouver du travail (pour ceux qui ont perdu le leur) ou des missions (pour les freelances et prestataires qui y sont surreprésentés).
On en vient à se demander si s’exclure des plateformes sociales peut-être vu comme une forme de privilège ou du moins comme un engagement vis à vis d’un phénomène de société (au même titre que ceux qui mettent un point d’honneur à ne pas posséder de téléphone portable). Encore une fois, souvenez-vous que l’auteur est américain et que Twitter est bien plus utilisé là-bas qu’en France.
Il n’est pas trop tard (bien au contraire)Résumons :
Oups !
Comment expliquer un tel écart entre le (faible) nombre d’utilisateurs et le ramdam médiatique ? Réponse : le potentiel de croissance. Pour faire simple disons que Twitter est un territoire médiatique encore quasi vierge où de nombreuses places sont encore à prendre.
Il y a bien évidement plusieurs conditions nécessaires au déferlement de la “vague Twitter ” en France : une version française de l’interface, des utilisateurs médiatiques et une appropriation de l’outil par les médias traditionnels qui s’en serviraient comme relais (nous parlerons alors de microjournalisme).
Bref, tout ça pour dire que si le point de bascule a visiblement été atteint aux États-Unis, il est encore largement le temps de profiter de la Twitermania, pas nécessairement pour faire exploser votre C.A. mais plutôt pour vous positionner sur un micro-média à très fort potentiel et pour acquérir de l’expérience sur des usages / pratiques en plein développement.
Dernier conseil : venez me lire sur [twitter.com].
Article publié originellement chez Techcrunch, le 30 avril 2009

Lancer un nouveau moteur de recherche est un pari audacieux voire vraiment fou. C’est en tout cas celui de cette société indienne Yauba New Media qui s’est lancée dans l’aventure avec ce nouveau produit du nom de Yauba. Le site a été entièrement auto-financé par ses fondateurs.
C’est aujourd’hui qu’est lancée également la version française du site. Version française qui a été totalement personnalisée et traduite via Twitter grâce à la participation bénévole de plusieurs utilisateurs actifs du service de micro-blogging.
Le grand concept derrière Yauba est la confidentialité: Pas de cookies, pas d’historique des recherches et pas de trace des sites que vous aurez choisi de visiter via les résultats de recherche. On s’aperçoit d’ailleurs que cette notion de confidentialité prend de plus en plus de d’importance sur le web; le résultat sans doute de l’ultra exposition générée par les réseaux sociaux et aussi par l’image parfois inquiétante de BigBrother Google.
Après avoir passé quelque temps sur le site j’ai trouvé l’interface assez claire avec des résultats de recherches présentés sous différentes section verticales: sur tout le web, sur les blogs, résultats en temps réel (intéressant), résultats photos, résultats en documents Word ou PDF. Vous pouvez aussi choisir à l’avance d’effectuer une recherche uniquement dans l’une de ces catégories.
D’autre part les résultats sont dans l’ensemble pertinents et mis à jour en permanence très rapidement. Pas de détails sur le nombre de pages indexées mais Ahmed Hossain, l’un des co-fondateurs explique:
“La plupart des moteurs de recherche se vantent de la taille de leur index. À Yauba, nous ne pourrions pas nous en soucier moins. Ce qui nous intéresse, c’est l’intelligence. Qu’est-ce que nous voulons dire par intelligence? Nous faisons simplement référence à la capacité de penser, de traiter l’information, et de réagir comme un être humain. Par exemple, quelle que soit la taille de leur index, la plupart des moteurs de recherche traditionnels ne sont pas près de reproduire les capacités d’un être humain ordinaire à reconnaître des concepts communs.”
Difficile d’imaginer qu’il existe vraiment de la place pour un nouveau moteur de recherche sur le web, surtout si il n’offre pas un concept sémantique ou novateur. Mais l’exécution fait aussi parfois la différence et sur ce point, Yauba vaut le détour.
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Article publié originellement chez Abondance, le 27 avril 2009
Google propose depuis peu l’option “Search me” qui permet aux internautes de saisir un profil personnel complet qui sera mis en avant dans les pages de résultats du moteur de recherche.
Google permet depuis la semaine dernière avec l’option “Search Me” de remplir un profil personnel qui permettra de définir une “carte d’identité” de l’internaute, celle-ci étant prise en compte par Google comme données “officielles” d’une personne. On trouve dans ce profil le nom, le prénom, un descriptif libre, une adresse postale, électronique, la profession, des photos personnelles, etc.

Ces informations seront alors affichées en priorité sur le moteur de recherche lorsque le nom de la personne en question sera saisi comme requête. Des liens pour accéder à des informations similaires sur des sites comme MySpace, Facebook, Classmates et LinkedIn sont également fournis.
Selon Google, cet outil permettrait de poster en ligne des informations “véridiques et vérifiées” sur une personne. Une façon également de combattre Facebook certainement… Et d’en savoir encore un petit peu plus sur ses utilisateurs…


Plus d’infos :
- [www.google.com]
Article publié originellement chez Abondance, le 27 avril 2009
Le majordome Jeeves, icône initial du moteur de recherche Ask.com, a fait sa réapparition en Grande-Bretagne.
Le moteur de recherche Ask.com (anciennement AskJeeves) avait créé sa notoriété initiale sur le personnage de Jeeves, le majordome issu des romans de P.G. Wodehouse (1881-1975). Cet emblème avait été abandonné début 2006, au grand dam de nombreux utilisateurs. Un comité de défense nommé “Save Jeeves” avait même été constitué pour tenter de le sauver à l’époque, sans succès…
Pourtant, Jeeves est aujourd’hui de retour en Grande-Bretagne, sous une forme plus 3D, plus moderne donc, pour répondre à des questions en langage naturel et, plus globalement, pour aider l’internaute dans ses recherches sur le moteur. Il ne semble cependant pas probable que d’autres sites de Ask.com, dans d’autres pays, hébergent Jeeves dans un proche avenir…

Plus d’infos :
- [uk.ask.com]
- [www.pgwodehousebooks.com]
Dis-moi où tu bosses, je te dirai quel blogueur tu es…
Enfin presque. Suite à ce billet, et pour rafraîchir cette série, que j’avais lancée il y a 3 ans, j’ai demandé aux 20 premiers blogs du Top Wikio High tech s’ils voulaient bien m’envoyer une photo de leur bureau ou environnement de travail.
La plupart de ceux que j’ai contactés ont joué le jeu et répondu à l’appel : voici où et sur quoi bossent les premiers blogs high tech français. Notez que j’ai commencé à recueillir ces photos avant l’actualisation du top Wikio, dont le classement a bougé depuis. J’attends donc encore quelques réponses que j’ajouterai si je les reçois.
Quelques remarques : pas de débauche d’outils technologiques, au mieux deux écrans, souvent constitués du PC ou Mac principal complété d’un laptop ou d’un netbook. L’environnement n’est généralement ni luxueux ni design, le poste de travail étant posé dans un coin du domicile, et, plus rarement, dans des locaux professionnels. L’ergonomie des postes n’est pas toujours optimale, alors que l’on sait que la plupart des blogueurs passent plusieurs heures par jour, voire des journées entières (et des nuits) sur leur écran. Enfin, il semblerait que sur le nombre, un seul blogueur soit fumeur et qu’un autre ait sa conception à lui du rangement, je vous laisse trouver lesquels





8. Fubiz

Pas reçu de réponse.
10. GizmodoInjoignables.
11. GuiMJ’attends la photo, que Guim devrait m’envoyer incessamment.
12. Gonzague Dambricourt



J’attends sa photo, en déplacement actuellement.
17. Cocktail de Web News



Repêchés : j’ajoute un 21ème et un 22ème, ceux de 2803.com du camarade Henri et de Fredzone car ils figuraient dans le Top 20 quand j’ai commencé à rassembler les photos, leur position au classement ayant changé entretemps.
21. 2803

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Article original écrit par Eric et publié sur Presse-Citron, le 10/05/2009. |
Lien direct vers cet article |
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Article publié originellement chez Abondance, le 27 avril 2009
Les Google Labs présentent deux nouveaux services : “Similar Images” pour rechercher des images proches les unes des autres et “Google News Timeline” pour effectuer des requêtes chronologiques sur l’actualité.
Google vient de mettre en place deux nouveautés dans ses laboratoires :
- Similar Images permet de rechercher des images similaires, par couleur ou forme. Pour cela, il suffit de cliquer sur le lien “Similar images” en dessous de chaque image proposée sur l’interface.
- Google News Timeline permet d’effectuer une recherche chronologique sur l’actualité, sur la base d’un graphique reprenant les données date par date.

A noter enfin que, pour l’occasion, le site Google Labs a été entièrement redesigné et répond maintenant à une nouvelle url (http://www.googlelabs.com/).
Plus d’infos :
- [similar-images.googlelabs.com]
- [newstimeline.googlelabs.com]
- [www.googlelabs.com]
Article publié originellement chez Abondance, le 29 avril 2009
Microsoft pourrait lancer Kumo, son nouveau moteur de recherche, le 2 juin prochain lors d’un salon spécialisé aux Etats-Unis. D’un autre côté, il abandonne son site expérimental Ms Dewey.
Selon plusieurs rumeurs convergentes, il se pourrait que Microsoft lance Kumo, la nouvelle version de son moteur de recherche, le 2 juin prochain. La date coïncidant avec le salon Search Marketing Expo aux Etats-Unis, les représentants de l’ex-Live Search pourraient profiter de cette date pour faire l’annonce du lancement de leur nouveau moteur… Qi Lu, l’un de ses responsables, doit d’ailleur sproposer un keynote à cette occasion… Beaucoup d’indices convergents qui semblent confirmer la rumeur…

D’autre part, plusieurs internautes se sont aperçu que Microsoft a abandonné son moteur expérimental Ms Dewey, dont les résultats étaient présentés par une accorte jeune fille… Le site pointe maintenant vers une page parking. Dommage, le site était sympa et ne devait pas coûter si cher que cela…

Plus d’infos :
- [kumo.com]
- [www.msdewey.com]
Article publié originellement chez Abondance, le 30 avril 2009
Google lance en France SearchWiki, un outil déjà disponible depuis plusieurs semaines aux Etats-Unis, permettant aux utilisateurs de contrôler les résultats de leur recherche, et de les partager avec les autres internautes.
Article partiellement écrit sur la base d’un communiqué de presse envoyé par Google France.
Google a lancé hier en France SearchWiki, son outil qui vous permet de reclasser, supprimer ou commenter les résultats affichés dans votre page Google.
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Plus d’infos :
- http://www.google.fr
Article publié originellement chez Abondance, le 1 mai 2009
La société Millward Brown vient de publier son habituel classement Brandz qui classe Google en premier rang des sociétés qui ont la plus grande valeur financière avec 100 milliards de $.
La société Millward Brown vient de publier la nouvelle version de son enquête Brandz qui classe par valeur financière les 100 marques les plus importantes dans le monde. Google, avec 16% de croissance depuis l’année dernière, devance Microsoft (+8%) et Coca-Cola (+16%). Yahoo! est 81ème (-31%) selon le classement “top 10″ suivant :
1. Google ($100 M)
2. Microsoft ($76.2 M)
3. Coca-Cola ($67.6 M)
4. IBM ($66.6M)
5. McDonalds ($66.5 M)
6. Apple ($66.1 M)
7. China Mobile ($61.2 M)
8. GE ($59.7 M)
9. Vodafone ($53.7 M)
10. Marlboro ($49.4 M)

Plus d’infos :
- [www.millwardbrown.com]