Modérateur : Danny Sullivan, Editor-in-Chief, Search Engine Land
Présentateurs :
Adam Audette, President, AudetteMedia, Inc
Eric Enge, President, Stone Temple Consulting
Rand Fishkin, CEO & Co-Founder, SEOmoz
Brent Payne, Director of Search Engine Optimization, Tribune Company
Leslie Rohde, Founder & CEO, LeftSideSystems, LLC
Shari Thurow, Founder and SEO Directory, Omni Marketing Interactive
Toute première session de SMX East New York; 9 :00 lundi matin, aucun de mes collègues en vue : je rejoins d’autres « lève-tôt » SEO pour une des sessions du profil avancé, qui porte sur le PageRank Sculpting, particulièrement par le biais de l’attribut nofollow.

Eric Enge, le Président de Stone Temple Consulting, ouvre la séance en expliquant le rôle de l’attribut nofollow (ne pas passer de linkjuice vers la page sélectionnée); à l’origine, la méthode est utilisée pour diminuer le spam sur les blogs, en enlevant le poids des liens dans les commentaires ajoutés par les visiteurs.
Le principe appliqué depuis le départ est relativement simple (si on ne s’enfarge pas trop dans les détails…) : le PageRank d’une page est considéré être distribué de façon équivalente entre tous les liens sortants d’une page. Donc, si une page compte dix liens sortants, chacun de ces liens recevra 1/10 du PageRank. Sculpter le PR, c’est donner l’opportunité à certaines pages sélectionnées de bénéficier d’une meilleure visibilité. Si cinq des dix liens sur la page comportent l’attribut nofollow, les cinq liens restants se partagent le même PR, et en reçoivent donc chaque 2/10.
Dans ce contexte, avec une mathématique aussi alléchante, l’utilisation de l’attribut nofollow s’est répandue comme une traînée de poudre, et c’est pourquoi l’avertissement lancé par Matt Cutts en juin 2009 a semé la consternation. En gros, il a expliqué que, depuis un an, le fait de mettre un attribut nofollow sur un lien faisait simplement disparaître le PR potentiel dont ce lien pouvait bénéficier. Dans l’exemple précédent, chacun des liens restants n’aurait encore que 1/10 du PR et non pas 2/10.

Afin de démontrer que Matt Cutts n’a pas fait cette affirmation dans le simple but de décourager l’utilisation massive du nofollow, Eric Enge a présenté l’exemple d’un client qui, après avoir décidé d’ajouter un menu sur chaque page comportant un lien vers tous ses produits, s’est retrouvé avec 75% de liens en nofollow sur chaque page. Le résultat a été désastreux : le trafic et le nombre de pages indexées ont dramatiquement chuté. La bonne nouvelle est que le fait d’enlever ce menu et tous les liens en nofollow a permis au site de retrouver son trafic et son indexation.
Leslie Rohde, Fondateur & CEO de LeftSideSystems, LLC, pose quant à lui plutôt la question de la pertinence du PR sculpting. Il explique la nécessité d’avoir assez de matériel à sculpter, assez d’ « argile » à manipuler pour que l’effort soit récompensé de façon significative. Si un site comporte moins de 10,000 pages, il n’est pas efficace d’effectuer du PR sculpting selon Rohde. Par contre, il serait intéressant de creuser la question des sites plus petits, étant donné qu’ils sont légions.
Rohde divise le PR sculpting en trois niveaux :
- Ne pas donner de PR non judicieux par le biais de liens externes
- Ne pas positionner de pages qui ne sont pas valables (au niveau $$$)
- Concentrer ses efforts sur les pages qui rapportent – ce qu’on appelle le profit sculpting
Le dénominateur commun est assez évident : il faut choisir ce qu’il est préférable de mettre de l’avant, tant au niveau externe qu’interne.
Leslie Rohde a vu des résultats spectaculaires en effectuant seulement des initiatives sur ce qu’il appelle les niveaux 1 et 2 : un site dans le domaine du voyage a vu son trafic augmenter de 100% en quelques mois.
Brent Payne, Director of Search Engine Optimization, Tribune Company, vient présenter le cas particulier du réseau du Chicago Tribune, dont plusieurs sites ont un PR de 8 et sont visités par les robots de Google à toutes les 3 à 5 minutes.
En 2008, le réseau du Chicago Tribune utilisait une méthode de PR sculpting : chaque article se voyait attribuer un « niveau SEO », de 1 à 5, qui indiquait à quel point la page était importante dans la hiérarchie globale. Par exemple, un niveau 3 signifiait que le lien devenait nofollow. La méthode a fonctionné très bien, jusqu’à l’annonce de Matt Cutts. Depuis, le réseau expérimente avec un nouveau CMS et effectue plutôt un remplacement de contenu et de liens HTML. La méthode est toute nouvelle (environ 1 semaine) – il faudra donc voir si elle se révélera fructueuse. Les résultats préliminaires avec la non obtention des jeux olympiques par Chicago, se sont avérés prometteurs.
Adam Audette, President, AudetteMedia, Inc, y va d’une formule choc en disant dès que le début que “PR sculpting sucks” (le PR sculpting, c’est de la m….), principalement parce qu’il n’existe pas de standardisation à ce niveau entre les engins de recherche.
Plutôt que d’utiliser la méthode du nofollow, qu’il juge artificielle, il suggère de suivre son exemple avec Zappos.com et de travailler sur les éléments suivants :
- Revoir l’architecture d’information
- Créer des pages d’atterrissage pertinentes
- Ne pas mettre de no follow sur les liens internes, seulement sur des liens externes
- Créer un mini annuaire des pages
- Mettre l’accent sur les liens internes pour renforcer la structure
- Utiliser robot.txt pour exclure une page de l’index
En bref, donner une plus grande visibilité aux URLs importants de façon naturelle en concentrant ses efforts sur les utilisateurs.

Rand Fishkin, CEO & Co-Founder, SEOmoz, n’est pas d’accord pour dire qu’on peut seulement se concentrer sur les utilisateurs. Il ne faut pas oublier que le nombre de pages indexées n’est pas seulement fonction de l’indexabilité mais également de l’importance du site (au niveau des backlinks et etc.).
Finalement, il met en garde les SEO en herbe et plus expérimentés de retirer d’un coup tous les nofollow d’un site : ceci pourrait mener à une chute rapide des pages indexées et du trafic. Il ne croit pas que l’annonce de Matt Cutts ait un gros impact sur la pratique; il s’agit simplement de bien utiliser le nofollow et il sera pertinent.
Petite stat en terminant : 3% des liens sont nofollow (15 milliards) et 75% de ces liens no follow sont internes. On s’est pas mal éloignés de la vocation première, i.e. l’élimination du spam.
Shari Thurow, Founder and SEO Directory, Omni Marketing Interactive, croit que le nofollow est tout simplement un bandaid pour essayer de remédier à une mauvaise architecture de l’information. Elle se considère comme un SEO au passé multiple, ce qui l’aide à avoir une vision globale et équilibrée :
- SEO
- Website designer
- Usability specialist
- Information architect
Il ne faut pas opposer SEO et utilisateur : le SEO n’est pas pour les engins de recherche, mais pour les GENS qui utilisent ces engins de recherche, et il faut toujours placer l’utilisateur au centre de ses actions et créer des sites basés sur les processus mentaux des utilisateurs. Du moins, il faut rapprocher les processus mentaux des designers web, des spécialistes SEO et des utilisateurs.
Thurow croit que si un site a une bonne hiérarchie d’information, l’investissement SEO n’a pas à être continu, il peut être concentré sur une période donnée. Le compétiteur de Yelp avec qui elle a travaillé a maintenant un investissement SEO nul… et elle en est fière. Disons que la partie linkbuilding n’a pas l’air d’être très développée dans sa stratégie.
Quelques takeaways en terminant :
Toujours faire attention vers qui/quoi on fait un lien : tous les participants s’entendent pour dire que le nofollow devrait être utilisé pour les liens externes qu’on ne veut pas nécessairement cautionner.
- Ne pas faire de mouvements trop brusques/rapides suite à des annonces telles que celle de Matt Cutts.
- Le PR sculpting est utile pour les sites qui comptent énormément de pages (10,000 au minimum, 70,000 est une bonne moyenne)
- S’assurer d’avoir un bon système d’archives
- Observer les utilisateurs directement, et penser l’architecture d’information autour de leurs besoins. Il peut être utile d’aller au-delà des Web Analytics parfois, pour aller parler aux utilisateurs.
Pour une revue complète de la journée, je vous invite à consulter la couverture en anglais par BruceClay, Outspokenmedia et Search Engine Rountable.
Post from: Go-referencement.org